Bébé jeté dans la Garonne : "Cet enfant doit être mort"

FAITS DIVERS

FAIT DIVERS - La procureure de la République de Bordeaux a tenu jeudi matin une conférence de presse dans l'affaire du nourrisson de 4 mois qui aurait été lancé par son père dans la Garonne. "Nous avons la certitude que cet enfant a disparu et que, compte tenu de son jeune âge, il doit être mort", a-t-elle déclaré. Selon elle, les "tensions" étaient "très vives ces derniers jours" entre les parents de l'enfant.

Le corps du bébé qui aurait été jeté mardi soir dans la Garonne reste introuvable, mais les enquêteurs ont la certitude que l'enfant est bien mort. Depuis qu'un homme de 30 ans a été arrêté mardi soir à Bordeaux, après avoir confié à des passants qu'il avait lancé son nourrisson de 4 mois dans la Garonne, le flou règne autour de cette affaire. Jeudi matin, le parquet a tenu une conférence de presse qui n'a pas vraiment levé le mystère. "Nous avons la certitude que cet enfant a disparu et que, compte tenu de son jeune âge, il doit être mort", a indiqué la procureure de la République de Bordeaux.

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Placé en garde à vue, le père "n'a fait aucune déclaration, ne donne pas d'explication à son geste" et "a parfois des propos incohérents", a poursuivi Marie-Madeleine Alliot, soulignant que l'homme n'avait aucun antécédent psychiatrique ou judiciaire.

Un couple en difficulté

Les premiers éléments de l'enquête avaient fait apparaître que l'homme était en instance de séparation avec sa compagne. Une information confirmée par la procureure, qui a évoqué des "tensions très vives ces derniers jours" au sein du couple qu'il formait avec la mère de l'enfant.

Une poussette vide avait été retrouvée sur les quais où l'homme avait été interpellé mardi soir. Mais malgré l'important dispositif de recherche mis en place, le corps du nourrisson n'a pas été retrouvé. Interrogée sur la possibilité que le père, originaire du Togo et résidant à Gradignan (Gironde), ait pu confier son bébé à un tiers, Marie-Madeleine Alliot n'a pas formellement écarté cette éventualité. "Mais nous ne le pensons pas", a-t-elle souligné.

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