Belgique : cinq personnes inculpées pour "terrorisme"

FAITS DIVERS
TERRORISME - Les policiers ont opéré un vaste coups de filet antiterroriste en Europe après l'attentat déjoué survenu jeudi soir en Belgique. Treize personnes ont été arrêtées chez nos voisins et deux en France. Cinq d'entre elles ont été inculpées pour "terrorisme".

La Belgique a arrêté 13 personnes sur son territoire, dans le cadre d'une opération, préparée depuis des semaines, pour "démanteler une cellule terroriste et son réseau logistique" sur le point de "tuer des policiers sur la voie publique et dans les commissariats", a annoncé vendredi le Parquet fédéral. Par ailleurs, deux ressortissants belges ont été interpellés en Savoie alors qu'ils tentaient vraisemblablement de fuir vers l'Italie. Ce vendredi soir, cinq suspects ont été inculpés pour "terrorisme", selon le parquet fédéral belge. Une information confirmée par l'AFP.

L'opération a été marquée par un violent assaut de la police à Verviers (est) . Deux suspects sont morts après avoir riposté à l'arme de guerre, et un troisième interpellé. Ils s'apprêtaient à passer à l'acte "au maximum sous quelques jours", a affirmé Thierry Werts. Le trio était en possession notamment de "quatre fusils de type Kalachnikov AK 47" ainsi que d'armes de poing, de munitions, d'uniformes de police, de téléphones portables, de matériel de communication, de documents falsifiés et de grosses sommes d'argent.

Opération préparée depuis des semaines

Le groupe arrêté chez nos voisins, dont certains membres "ont combattu en Syrie", planifiait des "attaques dans toute la Belgique", a précisé un autre substitut, Eric Van der Sijpt. Plus de 3 000 jeunes Européens sont partis combattre en Syrie, selon les experts, dont environ 30 % sont revenus en Europe. "L'opération a permis de "porter un coup important au terrorisme en Belgique", a estimé Eric Van der Sijpt. Le niveau de menace terroriste, qualifié de "grave", a été relevé dans la nuit d'un cran, à 3 sur une échelle de 4, pour l'ensemble du royaume. La Commission européenne a indiqué avoir aussi renforcé sa sécurité.

A Bruxelles, les postes de police filtraient les entrées, et la surveillance du Palais de justice a été renforcée. Les policiers ont reçu consigne de porter à l'extérieur armes et gilets pare-balles, et de patrouiller à plusieurs. Les cours ont aussi été suspendus dans les grandes écoles juives de la capitale et d'Anvers, ainsi que dans un établissement à Amsterdam, aux Pays-Bas. Les autorités belges préparaient cette opération depuis des semaines, a précisé le parquet, avant les attentats de Paris. Le coup de filet "ne fait pas partie d'une opération à grande échelle au niveau européen", a assuré Eric Van der Sijpt. "Il s'agit essentiellement d'une opération belge menée en Belgique"."Il n'y a pas de lien entre les attentats à Paris et ceux programmés en Belgique" ni "entre les filières", a insisté le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, même si des échanges d'informations ont eu lieu entre polices belge et française.

L'Armée en renfort ?

Le gouvernement belge pourra faire appel à l'armée pour renforcer la sécurité du pays, a annoncé vendredi le Premier ministre Charles Michel. "L'armée sera disponible afin de renforcer notre niveau de sécurité", a déclaré le chef du gouvernement belge à l'issue d'un conseil des ministres, qui a adopté une douzaine de mesures pour améliorer la lutte contre le terrorisme, dont la création de quartiers spéciaux dans les prisons pour "isoler" les détenus radicalisés.

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