Béziers : les 5 Tchétchènes interpellés n'avaient pas de "projet d'attentat connu"

FAITS DIVERS
BANDITISME - Le parquet de Béziers a annoncé ce mardi que cinq personnes de nationalité russe et originaires de Tchétchénie avaient été interpellées à Béziers (Hérault) et Saint-Jean-de-Védas (Hérault). Soupçonnées dans un premier temps d'avoir voulu préparer un attentat, elles n'auraient finalement "pas de projet connu" selon le procureur de la République.

Les cinq personnes de nationalité russe interpellées mardi matin par la police à Béziers et à Saint-Jean-de-Védas (Hérault) n'avaient "pas de projet d'attentat connu" selon le procureur de la République Yvon Calvet. Ces cinq hommes, soupçonnés dans un premier temps d'être liés au terrorisme, sont originaires de Tchétchénie, une république de la Fédération de Russie, où des militants indépendantistes s'affrontent régulièrement avec l'armée régulière .

Des explosifs "très dangereux"

"On n'a pas déterminé si un projet d'attentat était en cours", a ajouté le directeur de la police judiciaire de Montpellier, Gilles Soulier, évoquant "des gens qui sont inconnus des services antiterroristes"."C'est une affaire qui n'a pas de connotation religieuse, mais c'est du grand banditisme. Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi", a poursuivi Yvon Calvet précisant que l'enquête n'en était "qu'à son début"et que "d'autres personnes pourraient être interpellées".

Le procureur a précisé que des explosifs "très dangereux" avaient été retrouvés dans un appartement, sans en indiquer la quantité. Les cinq suspects, dont au moins l'un d'entre eux résiderait à Montpellier, ont été placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu. Selon nos confrères de Midi Libre , l'un des suspects était déjà surveillé depuis quelque temps par les forces de l'ordre. Il avait été mis en cause dans une explosion qui avait eu lieu dans la cité universitaire de Montpellier le 12 novembre 2008 et qui avait fait six blessés dont deux graves.

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