Costa Concordia : des rescapés n'ont toujours pas récupéré leurs biens

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COLÈRE – Les rescapés français du Costa Concordia crient au vol. Plusieurs d’entre eux déplorent la disparition de nombreux objets de valeurs leur appartenant qui se trouvaient dans des coffres du paquebot au moment du drame.

Des bagues en or,  de l'argent liquide ou encore des appareils électroniques. Des dizaines de passagers du Costa Concordia ont été contraints d'abandonner leur biens de valeurs, mis en sûreté dans les coffres forts du paquebot, lors de du naufrage de l'embarcation, le 13 janvier 2012 près de l'île du Giglio (Italie). Problème : quatre ans et demi plus tard, aucun de ces effets personnels ne leur ont été rendus. Alors que la fin du procès du commandant Francesco Schettino, condamné à seize ans de prison pour sa responsabilité dans le naufrage du Costa Concordia, devait marquer le début du processus de restitution de biens, les rescapés fulminent : tous n'ont pas récupéré leurs affaires et certains ont reçu des biens qui ne leur appartenaient pas.


Depuis, les anciens passagers lésés crient au pillage et réclament des explications. "Ce n'est pas de la perte, c'est du vol manifeste", rage Anne Decré, responsable du Collectif des naufragés français du Costa Concordia, dans les colonnes du Parisien. De son côté, Costa Croisières, la maison mère du paquebot, reconnaît d'éventuelles "erreurs administratives" mais décline toute responsabilité arguant que "pendant les deux ans durant lesquels l'épave est restée échouée au Giglio, elle était sous la responsabilité de la justice".  Costa Croisières n'aurait donc pas eu accès aux bagages des passagers et personne n'aurait dû y avoir accès indique la maison-mère. Or, le journal francilien sous-entend que "beaucoup se sont nourris sur la bête". 

"Costa se fout de nous"

"L'incompétence de Costa est à l'image de leur commandant", s'insurge Anne Decré qui réclame un dédommagement à la hauteur des biens disparus. "Quant à tous ceux qui ont piqué, je ne sais même pas comment ils arrivent encore à se regarder dans une glace." 


Le Parisien a également interrogé deux passagers français, Marie-Dolores et Claude. La première, qui vient de déposer plainte pour vol auprès des gendarmes de l'Isère, déclare n'avoir jamais revu les trois bagues ayant appartenu à sa mère ainsi qu'une chaîne d'une valeur totale de 8000 euros. Claude, lui, a bien reçu son appareil photo, mais pas le collier de perles et les boucles d'oreilles laissées par sa femme dans une cabine non-immergée. "Costa se fout de nous", dénonce-t-il. 

VIDÉO - Les rescapés réclament leurs biens volatilisés :

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Costa Concordia : bijoux, argents... des rescapés réclament leurs biens volatilisés

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