Bonbonnes de gaz dans un immeuble à Paris : ce que l'on sait sur les 3 suspects mis en examen

PORTRAITS - Trois hommes ont été mis en examen et écroués ce samedi dans le cadre de l'affaire des bonbonnes de gaz retrouvées dans un immeuble du XVIe arrondissement parisien, la semaine dernière.

Le pire a été évité de peu. Il y a une semaine, dans la nuit du 29 au 30 septembre, une bombe artisanale conçue à partir de bonbonnes de gaz a été retrouvée dans un immeuble du  XVIe arrondissement parisien. C'est un voisin qui a donné l'alerte. 


Dans la foulée de cet attentat raté, six personnes ont été interpellées. Si trois ont été relâchées, Aymen B., Amine A. et Sami B., eux, ont été mis en examen et écroués pour "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". Deux d'entre eux sont fichés S. 

Deux individus fichés S

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, l’ADN de Aymen B. a été retrouvé sur un jerrican. Employé par une pizzeria, cet homme de 29 ans est fiché depuis l’année dernière pour son prosélytisme pro-Daech. Il aurait en outre été déjà condamné par deux fois pour vol aggravé. Ce dernier a par ailleurs fait l’objet d’un contrôle de police en novembre 2016 alors qu’il "faisait sa prière sur la bande d’arrêt d’urgence d'une route nationale, en compagnie d’Amine A.",  le deuxième fiché S du trio. 


Natif de l’Essonne, Amine A. (30 ans) est connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le cadre de l’enquête sur le groupuscule radical islamiste Forsane Alizza, aussi connu sous l’appellation "Les Cavaliers de la Fierté", dissout en 2012 sous l’impulsion de Claude Guéant.  L’homme a aussi été condamné par le passé pour vol aggravé, dégradations ou encore outrage sur personne du service public. 

Sami B., 28 ans, a quant  à lui a été identifié comme le cousin d’Aymen B. À son domicile, les policiers ont pu découvrir du matériel ressemblant à celui utilisé pour mettre au point le dispositif. Les forces de l’ordre ont par ailleurs pu faire état de nombreux coups de téléphone échangés entre les deux cousins. 


Pour une raison inconnue, les suspects ne sont pas parvenus à faire exploser leur bombe, malgré trois tentatives. Ces derniers contestent "radicalement leur implication dans la commission des faits". 

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Attentat manqué aux bonbonnes de gaz à Paris

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