Bouches-du-Rhône : un clip de rap tourné dans la maison d’arrêt d’Aix-Luynes

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FAIT DIVERS – Le rappeur marseillais Elams a annoncé le 4 janvier sur Twitter la mise en ligne de son nouveau clip "Prétoire". Particularité de la vidéo : elle a été tournée en prison, à la maison d’arrêt d’Aix/Luynes, à l’insu des surveillants et de la direction.

La vidéo a été ajoutée sur YouTube mercredi. Et c’est sur les réseaux sociaux que le rappeur marseillais Elams en a fait la promotion, dans un tweet posté à 20h02 ce 4 janvier :

Elams n’en est pas à sa première en la matière, comme l’a rappelé La Provence en médiatisant cette affaire jeudi soir. En août 2016, alors qu’il était incarcéré pour délit de fuite et détention de stupéfiants, le rappeur âgé de 22 ans avait déjà diffusé un message à ses fans depuis sa cellule, créant le buzz  sur les réseaux sociaux. Il était sorti de prison début octobre, alors que son premier album "Je suis Elams" arrivait dans les bacs et en téléchargement

Plus de 137.000 vue en moins de 48 heures

En moins de 48 heures, le clip "Prétoire" a déjà été plus de 137.000 fois. Et vendredi matin, il était toujours en ligne. 


Interrogée par La Provence, la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire a assuré "ne pas pouvoir se contenter de découvrir ce clip sans chercher de solutions". Jointe par LCI ce vendredi matin, la direction de la maison d'arrêt d'Aix-Luynes, désormais informée du tournage et de la mise en ligne de la vidéo, n'a de son côté pas souhaité faire de commentaire. 


Le ministère de la Justice doit rappeler notre rédaction dans la journée à ce sujet. 

"Des mesures disciplinaires vont être prises"

Pierre Raffin, directeur adjoint de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de la région Paca, a souligné que cette vidéo posait "plusieurs problèmes". "Tout d'abord le problème des téléphones portables en détention, qui sont très difficiles à détecter du fait de leur miniaturisation".


"Mais ce qui est plus grave c'est que ceux qui ont fait ça méprisent complètement le droit à l'image de leurs codétenus, qui n'ont peut-être pas envie qu'on sache qu'ils font de la prison. C'est une atteinte aux libertés très grave", a-t-il ajouté.


"Des mesures disciplinaires vont être prises à l'encontre des détenus présents et qui se sont prêtés au jeu. Une enquête interne est en cours, que nous transmettrons au parquet", a affirmé le directeur adjoint à l"AFP

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