Burkini : la police empêche une baignade organisée à Cannes

INTERDICTION - A Cannes, en plein festival, la police a interpellé ce vendredi une dizaine de femmes qui avaient l'intention de se baigner en burkini. Une baignade à l'initiative du millionnaire algérien Rachid Nekkaz.

Elles étaient venues de Paris, en train, pour se baigner en burkini à Cannes ce vendredi 26 mai 2017. Mais elles ont été interpellées à la mi-journée par la police devant l’hôtel de luxe Martinez, avant de pouvoir poser le moindre orteil sur la plage. Cette dizaine de femmes sont des amies ou des parentes de l'homme d'affaires algérien Rachid Nekkaz, à l'initiative de cette baignade. Elles ont été entendues au commissariat de la station balnéaire avant d'être libérées vers 17h. 

Le millionnaire de 45 ans, qui s'est fait connaître en 2010 en payant les amendes des femmes qui ne respectent pas la législation française sur le voile intégral, voulait avec ce bain, rappeler la décision du Conseil d’État qui avait cassé, le 26 août 2016, les arrêtés interdisant la baignade en burkini pris dans différentes communes du littoral, dont Cannes. 

Arrêté de la préfecture interdisant toute manifestation

Rachid Nekkaz s’est rendu sur la Croisette pour expliquer aux médias qu'il s’était vu signifier par les autorités qu’il risquait "une amende de 7500 euros et six mois de prison pour manifestation non-autorisée" s’il persistait dans sa volonté d’organiser cette baignade.

La préfecture des Alpes-Maritimes, avait pris deux jours plus tôt un arrêté interdisant toute manifestation à Cannes sur l’ensemble du littoral. L'intéressé, qui affirme être un "légaliste", a indiqué avoir renoncé à son projet initial de manifestation, au profit de ce qui devait être "une simple baignade avec des amies et de la famille". 

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La polémique autour du burkini

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