Calais : une rixe oppose "une centaine de migrants africains", 16 blessés dont 1 grave

Calais : une rixe oppose "une centaine de migrants africains", 16 blessés dont 1 grave
FAITS DIVERS

RIXE - Une violente querelle opposant une centaine de migrants africains armés de bâtons et de pierres, des Erythréens face à des Ethiopiens, a débuté vers 13h15 ce samedi dans la zone industrielle de Calais. La préfecture du Pas-de-Calais recense 16 blessés dont 1 grave.

La situation a dégénéré ce samedi, aux alentours de 13 heures, dans la zone industrielle de Calais, entre des Erythréens et des Ethiopiens, armés de pierres et de bâtons. "Au total, il y a seize migrants hospitalisés, 15 pour des blessures légères et l'un plus gravement à la tête, avec un pronostic réservé", a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet de la préfecture Étienne Desplanques.

"Vers 15H30, la situation est redevenue sous contrôle", a-t-il ajouté. Depuis, une dizaine de migrants ont été interpellés, essentiellement des Erythréens. Des renforts de CRS ainsi que des agents de la BAC de Boulogne-sur-mer ont été déployés sur les lieux afin "d'assurer le bon déroulement de la distribution des repas" dans la zone industrielle de Calais et pour garantir "la sécurisation du centre-ville", explique encore M. Desplanques. 

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Depuis une douzaine d'heures, en terme de violences, c'est l'escalade"- Philippe Mignonet

De violentes querelles avaient déjà eu lieu vendredi dans le secteur de la zone des Dunes. "Entre 20 heures et 1 h du matin, des rixes ont éclaté entre Erythréens et Ethiopiens lors d'une distribution des repas, rue des Verrotières à Calais", a détaillé M. Desplanques, ajoutant que ces bagarres avaient fait neuf blessés légers. Les forces de l'ordre sont intervenues vendredi soir pour quatre rixes, utilisant de nombreux gaz lacrymogènes, selon Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais en charge de la sécurité. "Depuis une douzaine d'heures, en terme de violences, c'est l'escalade", a-t-il regretté. 

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Pas de nouveau centre d’accueil : ville et élus calaisiens soulagés

Lundi, le tribunal administratif de Lille a ordonné en référé une batterie de mesures d'aide à cette population, tout en écartant la réouverture sur place d'un centre d'accueil d'urgence. Le maire a depuis fait appel de cette décision. "L'autorisation de donner des repas à longueur de journée crée des attroupements et des tensions", conclut le maire adjoint.

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