"Câlins" et "embrassades" : un enseignant d’une école privée parisienne soupçonné d'agressions sexuelles

"Câlins" et "embrassades" : un enseignant d’une école privée parisienne soupçonné d'agressions sexuelles

JUSTICE - Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour des soupçons d'agressions sexuelles sur des élèves par un enseignant d'une école privée catholique du VIIe arrondissement de Paris.

Un instituteur en classe de CM2 d’une école privé est sous le coup d’une enquête préliminaire pour "agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant abusé de ses fonctions". La classe en question fait partie de l’école primaire de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth, un établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat située dans le VIIe arrondissement de Paris. L’enseignant a été suspendu par le rectorat, a indiqué à l'AFP le directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris, Jean-François Canteneur.

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"Câlins" et "embrassades sur la joue" selon d'anciennes élèves

"Un signalement aux autorités" avait été effectué juste avant les vacances de printemps par le chef d’établissement, selon le directeur diocésain. Sept collégiennes de sixième avaient alors témoigné contre leur enseignant de l'année scolaire précédente, en CM2, évoquant "des câlins, des embrassades sur la joue, de façon régulière, notamment pendant des classes vertes", décrit Jean-François Canteneur. Celui-ci précise par ailleurs que l’enseignant n’a pas été autorisé à revenir dans l’école au retour des vacances.

L’instituteur était arrivé dans le VIIe arrondissement en septembre 2015 et "était considéré comme un très bon pédagogue, très apprécié des enfants, avec qui il avait un contact facile", rapporte Jean-François Canteneur, qui parle d'un "comportement inadapté de quelqu'un qui ne joue pas son rôle d'adulte".

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Un collectif de parents reçu

Interrogé sur de possibles événements comparables mettent déjà en cause l’enseignant lors d’un précédent poste à Vincennes et rapportés par Le Parisien, il a assuré n’en avoir jamais eu connaissance. "La seule chose que nous avons eu à connaître concerne l'utilisation par l'enseignant de son portable pour prendre des photos d'élèves en cours afin d'alimenter le site de l'école. Ce n'était pas normal mais l'incident avait été traité, et il avait été sanctionné", a-t-il justifié.

Trois mères représentant un collectif de parents de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth ont été reçues jeudi par le directeur diocésain. "La communication successive sur cette affaire en interne, en raison du laps de temps des vacances scolaires, a probablement créé du trouble et de l'angoisse", a indiqué Jean-François Canteneur.

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