Cannabis et CBD : plusieurs gardes à vue après les perquisitions de deux "coffee shops" à Paris

Cannabis et CBD : plusieurs gardes à vue après les perquisitions de deux "coffee shops" à Paris

FAITS DIVERS
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ENQUÊTE - Selon nos informations, deux "coffee shops" parisiens, l'un situé dans le IIe arrondissement et l'autre dans le XIe, ont été perquisitionnés et fermés ce mercredi matin. Les produits ont été saisis et envoyés au laboratoire pour en contrôler la légalité.

Deux boutiques de la capitale vendant des produits dérivés du cannabis ont été perquisitionnées et fermées ce mercredi matin, selon nos informations. L'une est située rue Amelot dans le IIe arrondissement et l'autre se trouve dans le Xe arrondissement.


Toujours selon nos informations, les produits se trouvant dans ces "coffee shops" ont été saisis et envoyés au laboratoire pour en contrôler la légalité. Dans le même temps, trois responsables de ces boutiques ont été placés en garde à vue, deux pour la rue d'Aboukir, dont la gérante, et une autre pour la rue Amelot. Des perquisitions qui font suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de paris le 11 juin dernier des chefs d’emploi, acquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants".

C'est une zone grise du droitAgnès Buzyn, ministre de la Santé

Crèmes, dentifrice, tisanes ou cakes : ces derniers mois, des boutiques vendant des produits dérivés du cannabis ont poussé comme des champignons. Selon les gérants de ces boutiques, tout est légal. En France, le chanvre est utilisé à des fins commerciales, notamment dans l'alimentation ou le bâtiment. En mettant en avant les produits alimentaires, les commerçants estiment être dans la légalité.


Autre argument: la contradiction entre droit français et droit européen. Selon Me Francis Caballero, spécialiste en droit des drogues, "l'arrêt Hammarsten du 16 janvier 2003 précise que l'Europe s'oppose à toute restriction du commerce du CBD. La France ne peut pas restreindre ou interdire ce commerce", plaide-t-il.


Un avis que ne partage pas la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui "ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit". Elle a annoncé dimanche que son ministère et celui de l'Economie allaient plancher sur la loi pour la clarifier.

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