Ce que l’on sait de l’attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille

FAITS DIVERS
RÉCAP - Un homme a attaqué mortellement à l’arme blanche deux femmes, dimanche après-midi près de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône). Selon nos informations, les deux victimes étaient des cousines. L’individu a été abattu par des militaires de l’opération Sentinelle qui se trouvaient à proximité. Daech a revendiqué l'attaque.

La ville de Marseille a été victime d’une attaque mortelle en plein jour et sur un lieu public. Deux femmes ont succombé aux coups de couteau d’un individu, qualifié de "soldat" par le groupe Etat islamique.

Que s’est-il passé ?

Dimanche 1er octobre, vers 13h45, un homme, assis sur un banc, a foncé vers deux femmes qui se trouvaient sur la grande esplanade de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il se trouvait en possession d’au moins deux armes blanches, dont un couteau de boucher, indique une source proche de l’enquête. Il s'en est pris à la première femme avant de revenir sur ses pas pour s'attaquer à la seconde. Des civils ont voulu intervenir pour l'arrêter. Il a été neutralisé par des militaires de l’opération Sentinelle alertés par les cris des passants. L’un d’eux l’a abattu alors que l’individu se ruait vers eux. Des policiers en civil qui avaient fini leur service sont également intervenus pour le menotter avant que l’assaillant ne décède. Gérard Collomb, ministère de l'Intérieur, a annoncé que le visionnage des vidéos de surveillance permettra d'en savoir davantage sur le déroulé des évènements.


La gare a été évacuée et le trafic SNCF totalement interrompu avant de reprendre progressivement en fin d'après-midi. Le quartier Saint-Charles a été bouclé.

Où se sont déroulés les faits ?

L’attaque a eu lieu sur un site hautement fréquenté le dimanche. La gare Saint-Charles est le principal centre ferroviaire de la ville et un point central, sur les hauteurs de Marseille. Les évènements se sont déroulés sur la grande esplanade de la gare, juste devant la sortie.

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Les images de l'évacuation de la gare de Marseille

Que sait-on de l’assaillant ?

Aucun papier d'identité n’a été retrouvé sur lui. Des analyses, notamment des empreintes papillaires, ont été réalisées. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme était connu des services de police pour une dizaine de faits mineurs de droit commun (donc pas pour des faits de terrorisme) et pour clandestinité. Selon nos informations, il a été arrêté pas plus tard que vendredi soir pour un vol à l'étalage au magasin C&A de Lyon Part-Dieu. Alors en situation irrégulière, il a été laissé libre par le Parquet.


Depuis 2005, il a été arrêté sous huit identités différentes, notamment dans le sud de la France, a-t-on appris de source proche du dossier. Mais en revanche, il était inconnu des services de renseignements. Le groupe Etat islamique a pourtant revendiqué l'attaque, décrivant l'assaillant comme un de ses "soldats".


Son identité est encore en cours de vérification. D’origine nord-africaine, l’homme aurait entre 25 et 30 ans. Il a été abattu par un militaire de la Légion étrangère participant à l'opération Sentinelle.

Qui sont les victimes ?

Au lendemain des faits, on en apprend un peu plus sur les deux victimes. Selon nos informations, il s’agit de deux cousines. Nos confrères de La Provence révèlent que, Mauranne, 20 ans, était étudiante en troisième année à la fac de médecine de Marseille et originaire d'Eguilles, dans le pays d'Aix. Sa cousine Laura, 21 ans, était étudiante en école d'infirmière et vivait à Rilleux-la-Pape, près de Lyon. Cette dernière était venue de Lyon pour passer le week-end avec sa cousine. Elles se trouvaient en dehors de la gare, sur l’esplanade au moment où elles ont subi les coups de l'assaillant. La première victime a été agressée alors qu’elle se trouvait sur un banc. Elle aurait été attaquée à la gorge et poignardée à de multiples reprises. La seconde victime a été touchée au ventre, selon la police.

En vidéo

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Et l’enquête ?

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. L’enquête a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle est ouverte notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique". Comme on vous l'indiquait plus haut dans ce papier, Daech a revendiqué l'attaque.

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