Sept à Huit : "l'homme-araignée"raconte en exclusivité comment il a réussi à voler 5 toiles de maîtres à Paris

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JUSTICE - Vjéran Tomic est jugé pour le vol, en 2010, de 5 toiles de maître à Paris. Surnommé "l'homme-araignée", il explique en exclusivité devant les caméras de Sept à Huit comment il a réussi le tour de force de mettre la main sur 5 toiles de maîtres, dont la valeur est estimée à plus de 100 millions d'euros.

Vjréan Tomic a 49 ans. Son nom ne vous dit peut-être rien mais l’homme est l’auteur de l’un des cambriolages les plus spectaculaires de ces dernières années. En exclusivité pour Sept à Huit, il explique comment il a réussi le tour de force de s’introduire, il y a 7 ans, dans le musée d’Art moderne de Paris pour y dérober cinq toiles de maîtres : un Picasso, un Matisse, un Modigliani, un Braque et un Léger. Un butin estimé à 100 millions d’euros.


Très vite, la police lui trouve un surnom "l’homme-araignée", en référence à sa faculté à grimper sur les immeubles. "Je pouvais grimper jusqu’à douze étages, nous apprend-il, (…) c’est dommage qu’à l’époque il n’y avait pas de caméras frontales pour filmer ça !". 

Comme sur des roulettes

En 2010, un antiquaire à qui Vjréan a l’habitude de revendre le fruit de ses larcins lui passe une commande un peu spéciale : un chef-d’œuvre de Fernand Léger, pour un acheteur originaire d’Arabie Saoudite. "L’homme-araignée" se met alors en chasse… Une traque qui le conduira jusqu’au Musée d’art moderne de Paris. Une opération de reconnaissance lui permet d’identifier plusieurs failles dans le système de sécurité, dont des détecteurs de mouvements éteints. 


Pendant six nuits et sans être remarqué, notre homme va alors décaper et retirer les vis d’une fenêtre pour pouvoir entrer dans le musée… Il passe finalement à l’action dans la nuit du 19 au 20 mai 2010. Il sera interpellé un an plus tard, dans le cadre d’une autre affaire, et avouera de lui-même son implication dans le vol du musée. Une façon de se venger de son commanditaire, qui ne lui aurait pas reversé l’intégralité des sommes dues... 

Pour le musée... je regrette. Vjéran Tomic

Mais son coup de maître lui vaut de  comparaître, fin janvier, devant un tribunal  : "Pour le musée… je regrette, affirme-t-il. Pas parce que le jugement arrive, mais tout simplement parce que je ne voulais pas porter atteinte au patrimoine national". Après 30 ans d’une vie consacrée à des vols en tous genres et 13 années de prison, Vjréan Tomic a écopé de 14 condamnations mais, en réalité, "l’homme- araignée" a sans doute beaucoup plus de cambriolages à son actif. Il ne s’en cache pas : "D’après mes calculs, explique-t-il, environ 200". Mais le vol du Musée d'art moderne de Paris pourrait bien être celui qui lui coûtera le plus cher... 

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