"Cellule d'Artigat" : qui est Olivier Corel, "l'émir blanc" placé en garde à vue mardi ?

"Cellule d'Artigat" : qui est Olivier Corel, "l'émir blanc" placé en garde à vue mardi ?

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ATTENTATS - Les gendarmes ont perquisitionné mardi le domicile d'un prêcheur fondamentaliste soupçonné d'être le mentor de certains djihadistes français.

Depuis les attentats de Paris, il fait l'objet de beaucoup d'attention de la part de la police. Olivier Corel, imam salafiste d'Artigat, dans l'Ariège, a été la cible mardi d'une importante perquisition administrative, qui a mobilisé pas moins de 70 gendarmes et à l'issue de laquelle il a été placé en garde à vue. Celui qui est souvent surnommé "l'émir blanc" d'Artigat est en effet soupçonné d'avoir été le mentor de plusieurs djihadistes français.

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D'origine syrienne, Olivier Corel, aujourd'hui âgé de 69 ans, s'est installé en France en 1973 avant d'être naturalisé dix ans plus tard. Il pose ses valises à Artigat dans les années 1990 et, bientôt, son nom commence à apparaître sur les radars de la justice. "L'émir blanc" dispense en effet un enseignement religieux radical à des jeunes musulmans de la région, qui deviendront bientôt tristement célèbres : Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Montauban et Toulouse en 2012, son frère Abdelkader, ou encore Sabri Essid, l'un des bourreaux de Daech en Syrie, sont quelques-uns de ces "disciples" d'Olivier Corel. Autre membre reconnu de cette filière ariégeoise : Fabien Clain, la "voix" des attentats du 13 novembre, qui revendiquait dans une vidéo les attaques pour l'Etat islamique, a lui aussi été un fidèle d'Olivier Corel avant d'être condamné à cinq ans de prison en 2009.

Inquiété, mais jamais condamné

Malgré ces relations houleuses, le prêcheur a toujours échappé aux condamnations. Inquiété dans les années 2000 dans une affaire de filière toulousaine d'acheminement de djihadistes en Irak, il avait finalement bénéficié d'un non-lieu. Interpellé quelques années plus tard dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Merah, il ne sera pas non plus condamné. Déterminé à rester discret, il vit depuis de la vente de poteries et fripes sur les marchés locaux.

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