"Chronic 2 Bass" visé par une plainte pour "menaces de mort" sur une ex-égérie de la gendarmerie

"Chronic 2 Bass" visé par une plainte pour "menaces de mort" sur une ex-égérie de la gendarmerie

FAITS DIVERS
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INFO METRONEWS - Seaade Besbiss, une ancienne gendarme, a déposé plainte contre Bassem Braiki pour "menaces de mort". Selon elle, plusieurs vidéos et messages en sa possession montreraient le bloggeur de Vénissieux en train de l’insulter et lui promettre une "expédition punitive". Un énième ennui judiciaire pour "Chronic 2 Bass" qui s’illustre sur les réseaux sociaux avec des vidéos polémiques, où il s'en prend notamment aux "beurettes".

Une nouvelle plainte, déposée début mai, risque d'encombrer à nouveau l’actualité judiciaire de "Chronic 2 Bass". Selon nos informations, le blogueur de Vénissieux, Bassem Braiki, condamné mercredi 29 juin à un an de prison dont six mois avec sursis pour des faits de violences en réunion sur un handicapé, est aussi visé par une plainte pour "menaces de mort" et "outrages" à l’encontre d’une ancienne gendarme. En mars dernier, il avait déjà été condamné à 5 mois de prison ferme pour outrages et menaces à l’encontre d’un policier.

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"Travelo du maghreb"

Dans cette plainte que metronews a pu consulter, Seaade Besbiss, une ex-égérie de la gendarmerie nationale qui a par ailleurs été en contentieux avec son institution pour des faits de "harcèlement", dit être en possession de "captures d’écrans" et de "vidéos" où l’on voit "clairement" Bassem Braiki interpeller la "gendarmette du 78", la traiter de "sale pute de travelo brésilien", de "travelo du maghreb" ou encore de "déshonneur du maghreb". "Il m’avait déjà prévenu dans une précédente vidéo qu’il allait venir à Strasbourg pour en découdre avec moi et ma famille", dénonce Seaade Besbiss, auteure par ailleurs d’un livre intitulé Je voulais juste être gendarme.

"Il ne supporte pas que des femmes d'origine maghrébine puissent être policière, gendarme, militaire, qu'elles puissent avoir des relations sexuelles avec des hommes [...]", avance l'ancienne gendarme. Au cours d'une précédente enquête, metronews avait révélé la tenue d'autres propos très violents de Bassem braiki envers plusieurs jeunes femmes arabes .

"Appelez-moi Youssouf Fofana"

Cette nouvelle plainte a été déposée au commissariat de Strasbourg le 5 mai dernier. "Une procédure est en cours", indique auprès de metronews une source proche du dossier. La plaignante, Seaade Besbiss doit être à nouveau entendue ce jeudi 7 juillet à la gendarmerie de Mundolsheim (Bas-Rhin) autour de cette affaire. Notamment pour préciser plusieurs éléments et étayer les preuves de sa dénonciation. "Il me menace depuis un an. Il ne se rend pas compte, mais je me fais aujourd'hui insulter partout, par des gens que je ne connais pas. Mon seul tort est de lui avoir répondu et de lui dire que je n'ai pas peur de lui", justifie Seaade Besbiss, contactée par metronews.

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Le grand public avait découvert ce blogueur après les attentats du 13 novembre dans une vidéo remarquée où il appelait les musulmans de France à lutter contre les amalgames et se positionner contre l’islamisme radical. Mais depuis, son image s’est largement écornée. Sur une vidéo, on voit Bassem Braiki en train de violenter un handicapé à Vénissieux en mai dernier. Sur une autre, il exhorte les Lyonnais à venir saccager une discothèque où le rappeur Booba devait se produire. Finalement, le concert avait été annulé, malgré le déploiement de forces de l’ordre. Sur une plus récente, Bassem Braiki insulte le très controversé hacker Ulcan : "On va refaire une Ilan Halimi, appelez-moi Youssouf Fofana."

"S’ils veulent en faire une légende des réseaux sociaux, qu’ils continuent"

La justice, semble-t-il, a tenu à mettre un coup d’arrêt aux dérapages de Bassem Braiki. Huit mois de prison ferme ont été requis la semaine dernière pour les faits de violences à l’encontre d’une personne fragile psychologiquement. Mais son avocat, David Metaxas, a réussi à convaincre le tribunal correctionnel de Lyon d'alléger sa peine à un an de prison avec sursis, dont six mois ferme. Et surtout, à ne pas l’envoyer en prison : aucun mandat de dépôt n'a été prononcé à son encontre.

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"Quand il s’exprime dans ses chroniques, il ne se rend pas forcément compte de son expression. Mais ceux qui le poursuivent en justice, s’ils veulent en faire une légende des réseaux sociaux, qu’ils continuent", oppose auprès de metronews Me Metaxas. "Porter plainte contre lui, c’est participer au buzz et lui donner une résonance médiatique qu’il n’a pas. En gros, foutez-lui la paix, il finira par s’essouffler", poursuit son avocat. Sauf qu’aujourd’hui, "Chronic 2 Bass" cumule plus de 30.000 "fans" sur Facebook et certaines de ses vidéos sont vues plusieurs dizaines de milliers de fois. Contacté sur les réseaux sociaux, il n'a pas donné suite à nos sollicitations.

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