Collision dans l'Aube : le conducteur du minibus en hypoglycémie ?

Collision dans l'Aube : le conducteur du minibus en hypoglycémie ?
FAITS DIVERS

ACCIDENT - Les médecins légistes ont découvert "un faible taux de glucose dans le sang" du conducteur du minibus qui est décédé avec cinq enfants, dans une collision sur une route survenue mardi près de Troyes (Aube).

C'est la première piste avancée dans l'enquête. Selon l'autopsie du corps du conducteur du minibus, décédé mardi lors d'une collision avec un poids lourd dans l'Aube, qui a coûté la vie à six personnes, dont cinq enfants, l'homme âgé de 25 ans pourrait avoir fait un malaise causé par un état d'hypoglycémie, c'est à dire un manque de sucre.

Les médecins de l'institut médico-légal de Reims ont en effet découvert "un faible taux de glucose dans son sang qui aurait pu induire un malaise hypoglycémique et ainsi expliquer la perte de contrôle", a indiqué jeudi le procureur de Troyes, Alex Perrin.

Une marche blanche à Nangis

"Ces résultats permettent d'élaborer une hypothèse de travail qui demande à être affinée par des analyses complémentaires et d'autres expertises, notamment mécaniques, se poursuivent", a-t-il ajouté. Selon lui, le conducteur du minibus "s'était alimenté très légèrement" lors d'un pique-nique "mais n'observait pas le jeûne du Ramadan, contrairement aux rumeurs qui circulent".

Après l'audition des trois rescapés et des témoins, il apparaît que le minibus s'est progressivement déporté vers la voie de gauche avant de percuter de plein fouet le poids lourd venant en sens inverse, a indiqué le procureur. La vitesse du poids lourd révélée par son régulateur n'excédait pas la limite légale et aucun témoin n'a indiqué une vitesse excessive pour le minibus, a-t-il précisé . Par ailleurs, les test d'alcoolémie pratiqués sur le chauffeur routier légèrement blessé et sur le corps du conducteur du minibus se sont révélés négatifs.

Près de 2 500 personnes, selon la préfecture de Seine-et-Marne, dont de nombreux jeunes, ont  participé jeudi dans la soirée à une marche blanche organisée dans les rues de Nangis , la petite ville de 8 000 habitants, d'où sont originaires les victimes.


 

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