Condamné à 18 ans de prison, il met le feu à sa cellule

Condamné à 18 ans de prison, il met le feu à sa cellule

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JUSTICE - Yunis Merizak, condamné vendredi soir à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir étouffé une jeune femme de 20 ans dans la boue, a mis le feu à sa cellule de la maison d'arrêt de Besançon.

Il n'a manifestement pas supporté sa condamnation. Yunis Merizak, qui a écopé vendredi soir de 18 ans de réclusion criminelle pour avoir étouffé une jeune femme de 20 ans dans la boue , a mis le feu à sa cellule de la maison d'arrêt de Besançon.

Le détenu a mis le feu à des papiers et divers objets inflammables devant la porte de la cellule qu'il venait de rejoindre, samedi vers 3 heures du matin, ont précisé des sources judiciaires. L'homme de 35 ans, qui se trouvait seul dans sa cellule, a été légèrement intoxiqué par les fumées, mais n'a pas été brûlé. Il a reçu des soins sur place, avant d'être transporté au CHU de Besançon où il a été placé en observation, a indiqué le parquet.

"Je craignais le pire"

"Après l'énoncé du verdict il était atterré, dans une incompréhension totale. Il m'a affirmé qu'il ne supporterait pas la prison et tenterait de se suicider", a indiqué Me Randall Schwerdorffer, l'un de ses avocats qui avait plaidé l'acquittement. "Son état d'abattement était tel que je craignais le pire et que je l'ai signalé à l'escorte pour qu'il y ait une surveillance particulière à son retour à la maison d'arrêt", a ajouté son autre avocate, Me Marjorie Weiermann.

Une vingtaine de pompiers sont intervenus pour éteindre l'incendie et porter secours au détenu. Une enquête a été ouverte pour "dégradations volontaires par moyen incendiaire". Elle devra déterminer s'il s'agit ou non d'une tentative de suicide.

Yunis Merizak a été reconnu coupable d'avoir étouffé Christine Mathieu, 20 ans, en lui appuyant le visage dans la boue d'une forêt de Villers-lès-Luxeuil (Haute-Saône) jusqu'à l'étouffement, le 8 février 2009. L'accusé a toujours maintenu qu'il n'avait pas tué la jeune femme, avec laquelle il affirme avoir eu une relation sexuelle consentie le matin de sa disparition. Les jurés ne l'ont pas cru.

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