Condamné à trois mois de prison ferme pour avoir montré ses fesses à des gendarmes dans un hélico

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TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE - Un jeune homme de 19 ans a été condamné mercredi 20 décembre à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir baissé son pantalon sous les yeux d'un équipage de gendarmerie qui se trouvait à bord d'un hélicoptère.

Trois mois de prison ferme pour avoir baissé son pantalon devant des gendarmes, c'est un peu cher payé me direz-vous ? Oui mais voilà, l'homme incriminé n'en est pas à son coup d'essai. Retour sur les faits : en janvier dernier, alors qu'un équipage de gendarmerie survolait la commune de Frouzins (Haute-Garonne) pour faire des repérages à la suite de plusieurs cambriolages, un jeune homme de 19 ans a voulu manifester sa désapprobation face à l'ordre établi. Il s'est d'abord mis en tête de leur faire des doigts d'honneur avant de leur montrer ses fesses, raconte ce vendredi La Dépêche du Midi


La distance et l'altitude aidant, il se croyait à l'abri d'une quelconque verbalisation. Mais c'était sans compter sur le zoom ultrapuissant de la gendarmerie, capable de lire une plaque d'immatriculation à plusieurs kilomètres. Le jeune homme vite repéré a aussitôt été photographié sous tous les angles par les fonctionnaires.

En soi, cette histoire peut prêter à sourire, mais, lorsque ça se produit tous les jours, c'est exténuantAvocat des gendarmes

Conséquence, il a été facilement identifié et en toute logique rapidement interpellé. Des faits commis en récidive qu'il n'a pas niés. Le prévenu devait donc être jugé dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de la culpabilité (plaider-coupable). Mais il n'est pas venu à l'audience. Le procureur l'a donc convoqué en correctionnelle. Là encore, le jeune rebelle ne s'est pas déplacé.


En son absence, la procureur de la République l'a condamné à trois mois de prison ferme pour "outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique", tandis que les trois fonctionnaires devront être dédommagés de 300 € chacun. "En soi, cette histoire peut prêter à sourire, mais, lorsque ça se produit tous les jours, c'est exténuant. D'autant qu'on se demande si cette attitude n'était pas destinée à détourner l'attention des gendarmes et du policier qui cherchent à bien faire leur travail", a expliqué leur avocat à La dépêche du Midi.

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