Convoi de fonds braqué en Suisse : la fille du convoyeur lui aurait demandé de ne pas donner l'alarme

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BRAQUAGE - Des malfaiteurs se sont emparés d'un butin de plusieurs millions de francs suisses après avoir kidnappé la fille d'un convoyeur français. Celle-ci aurait demandé à son père, sous la menace de ses ravisseurs, de ne pas appeler les secours.

La méthodologie des malfaiteurs dans cette affaire en a surpris plus d’un. Jeudi, un scénario à deux bandes s’est écrit dans la région de Lyon, où la fille d’un convoyeur de fonds a été kidnappée vers 18h30, quand ce dernier faisait l’objet un peu plus tard, vers 19h45, d’un braquage en sortant d'une autoroute suisse, à hauteur de Chavornay, une commune suisse du canton de Vaud.


Selon les informations du Parisien, les ravisseurs de la jeune femme de 22 ans, auraient fait dire à cette dernière une phrase pour convaincre son père à leur remettre le butin, initialement estimé "entre 20 et 30 millions de francs suisses", soit entre 17 et 26 millions d'euros, et qui serait finalement évalué entre 10 et 15 millions d’euros. "Papa, je t’en supplie, n’appuie pas sur le bouton d’alarme" aurait alors dit la victime à son père, qui aurait d’abord cru à une blague, avant de discuter directement avec un des ravisseurs.

Les mains de la jeune femme lavées à l'eau de Javel

Le convoyeur de fonds se serait alors exécuté et se serait garé à proximité d’un parking à hauteur de Chavornay où trois hommes "avec un accent méridional, cagoulés, gantés et munis d’armes de guerre" étaient présents, précise le quotidien francilien, citant une source proche du dossier. Les malfaiteurs auraient alors dévalisé le fourgon sans tirer le moindre coup de feu avant de partir à bord d’un SUV 4x4 de type Porsche.


Finalement, la jeune femme, comme on le savait déjà, avait été découverte par les gendarmes vers 21h40, au bord d'une route sur la commune de Tramoyes, dans l'Ain. Le Parisien indique qu’avant de relâcher la jeune femme, les malfaiteurs auraient pris le soin de lui laver les mains avec de l’eau de Javel tout en lui confisquant son manteau, où se trouvait leur ADN. Selon les enquêteurs, ils pourraient avoir bénéficié d’une complicité interne pour arriver à leurs fins.

Un rendez-vous pris avec un plombier

Selon les informations du Parisien, la jeune femme prise en otage aurait dit aux enquêteurs ne pas s’être méfiée de l’arrivée des malfaiteurs à son domicile, déguisés en plombiers, ayant pris rendez-vous avec un plombier quelques jours plus tôt "pour des histoires de syndic". Le faux plombier se serait alors rendu chez la victime à visage découvert avant qu’un complice cagoulé n’intervienne pour ligoter et emmener la fille du convoyeur.


Pour le moment, l’enquête est au point mort et aucune interpellation n’a été effectuée alors que la jeune femme et les deux convoyeurs ont été entendus par la police française et suisse. Toutes les hypothèses sont envisagées par les enquêteurs qui vont également étudier de près les relevés téléphoniques du père et de sa fille ainsi que les vidéos de surveillance pour y voir plus clair.

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