Cornier : un directeur de maternelle mis en examen pour pédophilie

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FAIT DIVERS - Suspecté d'agressions sexuelles, un directeur d'école maternelle a été mis en examen et placé en contrôle judiciaire ce jeudi en Haute-Savoie. Selon le parquet, plusieurs enfants pourraient être concernés par ses agissements.

Après une plainte d'un parent d'élève, un enseignant d'école maternelle, âgé d'une cinquantaine d'années et suspecté d'agressions sexuelles sur de très jeunes enfants, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, jeudi 10 novembre en Haute-Savoie. Une information judiciaire pour "agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans",  a été ouverte à l'encontre de cet homme qui occupe également les fonctions de directeur de l'établissement. 


L'enseignant exerçait au sein d'une école maternelle située à Cornier, une petite commune de 1200 habitants au sud d'Annemasse, en Haute-Savoie. Selon le parquet, plusieurs enfants pourraient être concernés par ses agissements.

Tous les enfants susceptibles d'être concernés "n'ont pas été entendus"

Le procureur de la République à Bonneville, Patrice Guigon, s'est refusé à communiquer davantage d'éléments sur le fond de cette affaire afin de ne pas perturber l'avancée de l'enquête. Il a souligné que "tous les enfants susceptibles d'être concernés n'ont pas été entendus", ajoutant qu'il avait "encore pas mal d'investigations" à mener. Les enquêteurs doivent notamment exploiter les données contenues dans son téléphone et son ordinateur. 


Le suspect avait été arrêté mardi 8 novembre au matin et placé en garde à vue après la "plainte d'un parent d'élève de petite section de maternelle", qui avait auparavant alerté le maire de la commune, a rapporté le magistrat. Selon nos informations, il a nié les faits pendant sa garde à vue. L'inspection académique de Haute-Savoie a suspendu lundi le directeur de ses fonctions "par mesure conservatoire".


Selon le journal local Le Dauphiné Libéré, la nouvelle a été communiquée ce jeudi aux parents de l'école. Une cellule psychologique a été mise en place au sein de l'établissement. A ce stade de l'enquête, une seule plainte a été déposée. "Deux autres enfants au moins pourraient être concernés" précise une source proche du dossier à LCI.

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