Corse : ce que l'on sait de cette nouvelle agression de deux gardiens de prison à Borgo

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ATTAQUE - Dans un contexte de vive tensions entre les surveillants pénitentiaires et leur administration à cause d'une série d'agression ces derniers jours, une nouvelle attaque a eu lieu ce vendredi 19 janvier à la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse).

Deux quoi exacerber encore un peu plus leur colère. Depuis le 11 janvier dernier et l'agression de trois surveillants par un détenu radicalisé à la prison de  Vendin-le-Vieil, qui a déclenché le mouvement de grogne des matons, les attaques se sont multipliées. Mont-de-Marsan, Tarascon et depuis ce vendredi, Borgo, en Haute-Corse. Là encore, il s'agit d'un détenu radicalisé qui a blessé deux gardiens, d'un l'un grièvement. LCI fait le point sur ce que l'on sait de cette nouvelle agression. 

Les faits

Deux gardiens de prison ont été blessés, dont un touché à la gorge d'un coup de couteau, par un détenu signalé pour radicalisation peut-être aidé par des complices, vendredi à la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse). Selon la direction de l'administration pénitentiaire, les deux surveillants, dont le pronostic vital n'est pas engagé, ont été attaqués par trois détenus de droit commun, et non par un seul comme indiqué dans un premier temps. Le rôle d'éventuels complices de l'auteur principal des faits, suivi pour radicalisation religieuse, restait toutefois à préciser en milieu de journée. 


L'agresseur principal s'est ensuite retranché dans sa cellule avec plusieurs complices. Un périmètre autour de la prison a été bouclé et une dizaine de véhicules de CRS sont arrivés vers 11 heures devant la maison d'arrêt. A 11 h 30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale.

Les victimes

Les deux gardiens, dont l'un a été plus gravement touché que l'autre, ont été transférés vers l'hôpital de Bastia, a indiqué la procureure de Bastia Caroline Tharot, sans donner plus de précisions sur les circonstances de l'agression. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a indiqué à l'AFP Maxime Coustie, délégué régional UFAP. Cette agression a été qualifiée de "grave" et "intolérable" par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui est arrivée en Corse dans l'après-midi.

L'agresseur

Ce prisonnier a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner pour des faits commis en mars 2012. Il y avait des soupçons de radicalisation autour de ce détenu, qui ont été confirmés ces derniers mois par des écoutes téléphoniques transmises à la procureure de la République qui a ouvert une enquête, a précisé une source proche de l'enquête. Cet homme avait fait l'objet d'un signalement mais n'était pas inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Lors de l'attaque, l'agresseur aurait crié "Allah Akbar" en commettant son acte, d'après  Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

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