Corse : il retrouve un crâne humain dans son jardin

FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS - Un particulier a découvert ce lundi matin un crâne humain dans sa propriété à La Mariana. Selon nos informations, il pourrait s'agir de la tête d'un homme dont le corps avait été retrouvé démembré et calciné en avril 2016 en Haute-Corse.

Il était environ 11h30 quand il a fait la macabre découverte. Ce lundi matin, un homme a alerté les gendarmes après avoir retrouvé un crâne humain chez lui dans le secteur de La Mariana en Corse. "C'est en jardinant que cette personne a retrouvé cette tête humaine", précise une source proche du dossier à LCI. 


Selon nos informations, ce crâne pourrait être celui d'un homme dont le corps avait été retrouvé en plusieurs morceaux il y a près d'un an jour pour jour, en avril 2016. 

"Mode opératoire inédit en Corse"

Le 19 avril 2016 en début d'après-midi sur la commune de Olmeta-di-Tuda dans le défilé du Lancone en Corse, un tronc humain masculin revêtu d'un caleçon et amputé de la tête ainsi que des membres supérieurs et inférieurs avait été découvert dans une décharge sauvage. Le parquet de Bastia avait alors été saisi et la section de recherches d'Ajaccio avait été chargée de mener les investigations. 


"Le démembrement du corps et la dilacération témoignent de la volonté de rendre l'identification du cadavre difficile", avait précisé à l'époque une source proche de l'enquête ajoutant que ce "mode opératoire" était "inédit en Corse".  "Le torse, porteur d'un tatouage a été lardé de coups portés avec une arme blanche", avait détaillé le procureur de la République de Bastia, Nicolas Bessone. Un "jeu de piste" ou "puzzle macabre" avaient alors été évoqué par plusieurs des enquêteurs. 

La victime identifiée

Très vite, pourtant, plusieurs membres du corps avaient été retrouvés, à l'exception de la tête. Au lendemain de la découverte du tronc en effet, le 20 avril 2016, deux bras et deux jambes carbonisés avaient été découverts par un promeneur sur une petite route de montagne, à environ 80 km du lieu où le tronc humain avait été retrouvé. Les membres se trouvaient au pied d’un arbre sur la route reliant les villages de Novella et de Olmi-Cappella, en Haute-Balagne. 


Le 21 avril, le corps de la victime avait finalement été identifié comme étant celui d'un homme, serveur et restaurateur suivant les périodes, qui était né en 1968 à Thionville en Moselle. Le tronc et les membres retrouvés en quelques heures à différents endroits de Haute-Corse étaient tous ceux de ce quadragénaire. 


"La tête retrouvée ce lundi est, selon toute vraisemblance, celle de cet homme. Des analyses complémentaires, notamment ADN vont être réalisées mais les doutes sont très faibles", indique la source à LCI. 

Plusieurs interpellations, une mise en examen

Le 24 avril 2016, les gendarmes de la section de recherches d'Ajaccio avaient procédé à plusieurs interpellations dans la cadre de cette affaire. Au total, cinq personnes avaient été arrêtées et placées en garde à vue.


Quatre d'entre elles avaient finalement été relâchées. La cinquième, Gérard Giorgetti, avait, elle, été mise en examen pour "meurtre précédé, accompagné ou suivi d’actes de torture et de barbarie" et placée en détention provisoire le 26 avril 2016 à la maison d'arrêt de Borgo.  Veilleur de nuit marseillais installé en Corse depuis 4 ans, le mis en examen avait déjà été condamné dans le passé à neuf reprises, notamment, en 1988, à une peine de 11 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Bouches du Rhône pour tentative de meurtre, et une condamnation à 12 ans de réclusion criminelle, prononcée en 1999 par la cour d’assises de Haute- Garonne pour des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

L'homme qui a découvert la tête connaissait le suspect

La victime, José Vicente Garcia, était un célibataire de 47 ans, inconnu des services de police, arrivé en Corse en 2011. Vivant du RSA, il était hébergé, dans les mois précédant son meurtre, chez Gérard Giorgetti. 


L'homme qui a découvert la tête lundi matin était l'une des connaissances du suspect. Gérard Giorgetti lui prêtait régulièrement sa voiture car il effectuait des travaux de jardinage pour lui, a expliqué lundi Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia.

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