Corse : un maire se tue sur la route, une arme et 100.000 euros retrouvés sur lui

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS - Le maire de Guarguale, en Corse, est mort ce lundi matin dans un accident de la route. Sur lui, les policiers ont retrouvé une arme, mais également plus de 100.000 euros en liquide.

Le maire d’un village corse s’est tué sur la route ce lundi matin. Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale, un village d'une centaine d'habitants au sud de l’île, est mort "dans un accident de la circulation sans intervention d'un tiers", a confirmé à l'AFP une source judiciaire, excluant tout homicide. Selon Corse-Matin, il aurait perdu le contrôle de son deux-roues. 


Les policiers ont découvert sur lui une grosse somme d’argent en liquide, a-t-on appris de source proche du dossier. Dans sa sacoche, les agents ont également trouvé une arme, qui était "un moyen de se protéger", selon ses proches, a précisé cette source.


Prises de position polémiques

L'arme était un calibre 7.65, un calibre répandu, approvisionné, et Charles-Antoine Casanova transportait 104.000 euros en liquide, a précisé une source proche du dossier. L’enquête devra déterminer l'origine de cette importante somme.


Le maire avait été désigné à trois reprises par l'Association des maires de France pour le titre de Marianne d'or du civisme. En 2012, 2014 et 2015, il avait été récompensé pour l'excellente participation des habitants de Guarguale aux élections présidentielle, municipales et européennes.


L’édile était en revanche connu pour ses prises de position polémiques. Il avait fait parler de lui en 2012 en affirmant publiquement sa volonté de désobéir à la loi sur le mariage pour tous "en refusant d'unir deux personnes de même sexe dans sa commune". Mi-août, il avait appelé sur Facebook son homologue de Sisco à "exclure définitivement tous les Maghrébins et leurs familles de son village", après une rixe entre une famille d’origine marocaine de Furiani et des villageois sur une crique.


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