Corse : violents incidents contre la police après un rassemblement de supporters bastiais à Corte

Corse : violents incidents contre la police après un rassemblement de supporters bastiais à Corte
FAITS DIVERS

VIOLENCES - Une vingtaine de personnes ont lancé des cocktails Molotov contre les forces de l'ordre ce jeudi soir à Corte, après un rassemblement de soutien à des supporters du club de foot du SC Bastia.

De violents incidents ont éclaté jeudi à Corte (Haute-Corse) après un rassemblement de soutien à des supporters du SC Bastia qui devaient être jugés en appel pour des violences commises en marge d'une rencontre de Ligue 1 à Reims début 2016. Dans l'après-midi, une quarantaine de personnes s'étaient rassemblées devant la sous-préfecture, protégée par un mur mobile en plexiglas et des gendarmes. En début de soirée, ceux-ci ont été pris pour cible par une vingtaine d'assaillants cagoulés qui leur ont jeté des cocktails molotov.

Presque tous équipés de masques à gaz et habillés de combinaisons blanches, ils ont ensuite allumé un feu sur la chaussée puis incendié des containers à poubelles et les distributeurs de billets de deux agences bancaires. La situation restait tendue vers 20 heures, sans qu'aucune interpellation n'ait été relevée ni aucun blessé déploré dans l'immédiat.

Lors de précédents affrontements, un supporter bastiais avait perdu un oeil

Depuis les violences et affrontements avec la police qui avaient éclaté le 13 février 2016, en marge d'une rencontre avec Reims et au cours desquels un jeune supporter bastiais, Maxime Beux, a perdu un oeil, une série de manifestations de soutien ont eu lieu sur l'île. Elles ont plusieurs fois donné lieu à de violents débordements.

Deux autres jeunes hommes sont aussi mis en examen et en détention provisoire dans le cadre d'une enquête sur la découverte d'engins explosifs artisanaux en marge d'une de ces manifestations de soutien à Maxime Beux, lui aussi mis en examen sous contrôle judiciaire dans ce dossier.

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Jeudi, la cour d'appel examinait à nouveau le dossier des sept supporters bastiais arrêtés après les premiers affrontements survenus à Reims. En première instance, le 13 mai, ils avaient été condamnés à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion à agent de la force publique. Ils avaient en revanche été relaxés des faits de violences.

La cour a finalement renvoyé jeudi l'affaire au 16 février 2017, faute de temps pour examiner tous les scellés. A l'ouverture de l'audience, la défense avait demandé à pouvoir consulter l'ensemble des images de vidéosurveillance de la ville de Reims placées sous scellés, requête validée la présidente de la cour d'appel.

Pour Talamoni, les supporters sont "passés du statut de victimes à celui d'auteurs d'infractions"

Mercredi, le président de l'assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, s'était alarmé que les supporters poursuivis soient "passés du statut de victimes à celui d'auteurs d'infractions, tandis que ceux qui apparaissaient comme leurs agresseurs ne semblent nullement inquiétés". Leur plainte contre la police pour "violences aggravées, faux et usage et faux" a été classée sans suite par le parquet de Reims.

L'information judiciaire ouverte contre X par le parquet pour connaître la vérité sur les circonstances de la blessure de Maxime Beux, une blessure au flash-ball ou une chute, est toujours en cours. Le parquet s'est jusqu'ici montré avare de précisions. L'enquête avait entraîné la saisine de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

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