Côte d'Azur : trois membres d’une même famille tués à coups de couteau, le suspect hospitalisé en psychiatrie

Côte d'Azur : trois membres d’une même famille tués à coups de couteau, le suspect hospitalisé en psychiatrie

DirectLCI
FAIT DIVERS – Un homme, soupçonné d’avoir tué à l'arme blanche ses parents et sa sœur ce dimanche près de Cannes (Alpes-Maritimes), a été arrêté dimanche. Il a ensuite été hospitalisé dans un service de psychiatrie.

Terrible drame dans un appartement sur la Côte d’Azur dimanche. Un homme d’une trentaine d’années aurait tué à l’arme blanche son père, sa mère et sa sœur au Cannet (Alpes-Maritimes). 


Le suspect a été interpellé vers 10 heures ce dimanche sur les lieux du drame, a indiqué la police cannoise, confirmant l'information du quotidien régional Nice-Matin. Les forces de l’ordre ont été appelées par le cousin de ce jeune homme qui avait reçu un message téléphonique l’avertissant "qu'il avait ou qu'il allait tuer ses parents et sa sœur", selon le parquet de Grasse. 


Le père serait octogénaire, la mère serait âgée d'une soixantaine d'années et la sœur d'une vingtaine d'années, a précisé à l’AFP la procureure, Fabienne Atzori, ajoutant qu’elle attendait "d’avoir les documents d'identité des victimes pour plus de certitudes".

"Troubles psychiatriques"

Selon elle, les parents auraient été tués à coups de couteau, a priori comme la sœur, même si la position du corps de la jeune femme ne permettait pas de dire avec précision la cause du décès. Selon les premières constatations, les enquêteurs écartaient "a priori un contexte de radicalisation", évoquant des "raisons d'ordre psychiatrique". 


"Selon certains éléments en cours de vérification, on peut penser que l'auteur présumé souffrait de troubles psychiatriques", a précisé dimanche la procureure de la République parlant également d’"un différend familial". Le meurtrier présumé a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour "meurtres aggravés" et confiée à la police judiciaire de Nice.

"Hospitalisation sous contrainte"

Lundi, le parquet de Grasse a indiqué à l'AFP que l'expert-psychiatre qui a examiné dimanche le suspect a estimé que son état "nécessitait son hospitalisation sous contrainte", et que "le discernement de l'intéressé était altéré au moment des faits". 


Au cours de ses premières auditions, avant son placement en service de soins, l'auteur présumé a expliqué, selon une source proche de l'enquête, qu'il se sentait la proie "d'un complot familial contre lui". Selon le parquet de Grasse, "les investigations doivent se poursuivre aux fins d'audition des témoins du voisinage, de recherche de troubles qu'aurait pu présenter l'intéressé mais également sur ses motivations".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter