Côtes-d'Armor : après la tentative de viol d'une joggeuse, tous les jeunes d'un village soumis à des tests ADN

Côtes-d'Armor : après la tentative de viol d'une joggeuse, tous les jeunes d'un village soumis à des tests ADN

FAIT DIVERS - Des tests salivaires vont être effectués sur tous les jeunes de 15 à 25 ans de Trélivan, dans les Côtes-d'Armor. L'objectif : retrouver l'agresseur d'une joggeuse, en avril dernier, pas loin du village.

Trélivan, jolie bourgade bretonne de 2 500 habitants. Pas loin de la mer, ni de Dinan, autre jolie cité médiévale. Bref, un cadre bucolique, paisible. Pourtant samedi, la commune va connaître un événement plutôt rarissime (voir encadré) : un test ADN va être réalisé sur tous les jeunes hommes de 15 à 25 ans habitant le village. La décision a été prise par le parquet de Saint-Malo, pour éclaircir une affaire demeurée jusqu'à aujourd'hui obscure.

Le 15 avril 2015, un homme avait tenté de violer une joggeuse de 22 ans, près d'un étang de Trélivan. La jeune fille avait mis en fuite son agresseur, rappelle le quotidien local Ouest-France, et était aussitôt allée à la gendarmerie, qui avait effectué des prélèvements ADN sur ses vêtements. Mais, malgré des recoupements avec le Fichier national des empreintes génétiques, et des prélèvements réalisés sur plusieurs hommes dans le cadre de l'enquête, aucun résultat n'avait émergé.

Prélèvements de salive

La procédure qui se tient samedi est considérée par le parquet de Saint-Malo comme la seule solution "pour faire avancer l'enquête". Et le coupable serait du coin. "Nous croyons qu'il connaît très bien les lieux et qu'il pourrait récidiver", a indiqué le procureur Alexandre de Bosschère.

A Trévilan, les jeunes concernés – ils sont plusieurs dizaines – ont reçu par courrier une convocation les invitant à se rendre samedi à la salle des fêtes. Si la tranche d'âge est si restreinte, c'est qu'elle correspond à la description de l'agresseur. Les gendarmes prélèveront de la salive avec un coton-tige. Après analyse, les empreintes ADN seront détruites.

Dans le bourg, l'évènement semble accueilli plutôt tranquillement. C'est accepté "surtout par ceux qui ont plus de 25ans", raconte le maire Claude Le Borgne, dans Ouest-France. "Les parents se disent que si leurs enfants sont mis hors de cause, le climat sera plus serein dans la commune." "Il ne se passe rien du tout", assure-t-on au standard de la mairie, joint par metronews. "On met juste une salle à disposition." Pas grand-chose à dire non plus du côté du restaurant du coin, où le gérant confie juste qu'il n'est de toute façon pas concerné. "Et puis, je ne vois pas trop l'intérêt". 

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