"Coucou maman, je suis vivant", le message d'un djihadiste à sa mère après les attentats de Paris

"Coucou maman, je suis vivant", le message d'un djihadiste à sa mère après les attentats de Paris

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SECURITE – En 2014, Véronique Roy a vu son fils de 23 ans partir pour Raqqa, capitale du "califat" autoproclamé. Le 14 novembre, au lendemain des attaques de Paris, Félix lui a envoyé un message troublant.

Il a sans doute voulu rassurer sa mère, et prendre des nouvelles en même temps. Le 14 novembre dernier, quelques heures après les attentats qui ont endeuillé Paris, Véronique Roy a reçu un message de son fils, Félix (le prénom a été changé) qui l'a bouleversée.

Via une messagerie instantanée de type Telegram, vers midi, Félix, 23 ans lui a adressé cette brève missive : "Coucou maman, je suis vivant !". Le journal Le Temps qui révèle cette information précise que ne figure bien sûr ni "numéro affiché", ni "mention de lieu, ni d’indications susceptibles de localiser l’émetteur".

Une référence au Coran, et c'est fini

Un échange écrit commence alors entre la maman, et son fils parti en septembre 2014 pour rejoindre le "califat" de l’État islamique (EI). Mais très vite, le djihadiste coupe court à la conversation. "Une référence au Coran clôt, pour Félix, ce bref signe de vie" indique Le Temps.

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Félix a abandonné sa famille. Pour le faire revenir, sa mère n'a pas hésité à faire, avec trois autres familles dont les enfants sont eux aussi partis rejoindre Daech, un clip anti-djihad . Son courage avait été salué par les médias, et le clip très largement relayé. Ces brefs témoignages ont été recueillis par la productrice Fabienne Servan-Schreiber. Ils disent tous la douleur de ceux qui "n'ont pas compris" et "rien vu".

A Paris, dans une ville endeuillée par des attaques qui ont fait 130 morts et plus de 300 blessés, Véronique Roy vit depuis le 14 novembre avec ce message en tête. Elle sait que son fils est en vie, elle sait qu'il ne faisait pas partie des terroristes du 13 novembre. Elle sait également, tout en gardant espoir, "qu’elle peut, un jour, recevoir comme d’autres parents cet appel effrayant d’un cadre de l’EI, lui présentant en arabe ses 'félicitations' pour son fils 'mort en martyr', comme ils le font toujours" rappelle Le Temps.

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