Coup de filet anti-terroriste à Strasbourg et Marseille : garde à vue prolongée pour cinq suspects

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ANTITERRORISME - Cinq des sept hommes interpellés ce week-end à Strasbourg et Marseille, soupçonnés d'avoir projeté un attentat en France, ont vu leur garde à vue prolongée, jeudi 24 novembre au matin.

Sur les sept hommes interpellés ce week-end à Strasbourg et Marseille, soupçonnés d'avoir projeté un attentat, cinq ont vu leur garde à vue prolongée au-delà de 96 heures, de manière exceptionnelle, nous apprend l'Agence France Presse jeudi 24 novembre au matin. Une prolongation conforme à la dimenson terroriste du dossier, et lorsque les enquêteurs ont des raisons de craindre l'imminence d'un attentat.


Cette prolongation fait suite à la libération de deux autres gardés à vue mardi 22 novembre au soir. Ces deux hommes, arrêtés à Marseille, étaient soupçonnés d'avoir eu un rôle dans l'hébergement d'Hicham E., un Marocain de 46 ans résidant au Portugal, signalé aux autorités  françaises comme islamiste radical. Les enquêteurs soupçonnent Hicham E., qui est, lui, resté en garde à vue, d'avoir été un collecteur de fonds pour le réseau.


Les suspects à la garde à vue prolongée arrêtés à Strasbourg, de nationalité française et inconnus des services de renseignement, étaient toujours interrogés ce mardi soir à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), près de Paris. Parmi ces quatre hommes âgés de 35 à 37 ans, deux sont soupçonnés d'avoir gagné la Syrie en 2015 en passant par Chypre, avant de revenir en Europe. Deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur ainsi que de la propagande djihadiste avaient été trouvés lors des perquisitions.  

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Les investigations, qui avaient débuté en février, avaient conduit à une  première série d'interpellations le 14 juin. Deux Français, liés au réseau, sont alors mis en examen et écroués : Nasser B., 38 ans, et Lamary N., 40 ans, dont l'enquête a établi qu'ils avaient contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes.  D'après une source proche de l'enquête, ces deux suspects communiquaient "avec un donneur d'ordre établi en Syrie, surveillé par les services de renseignement français".

 

Le 14 novembre, l'enquête s'est accélérée quand la DGSI a reçu un renseignement laissant supposer un passage à l'acte imminent. "Les exploitations sont toujours en cours pour tenter de déterminer le ou les endroits ciblés" par une éventuelle attaque, a indiqué une source proche de l'enquête.


Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé ce lundi que cette vague d'interpellations "a permis de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date" en France, frappée depuis près de deux ans par une vague sans précédent d'attaques jihadistes.

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