Coups de feu à Orly : c'est la quatrième fois qu'un militaire de l'opération Sentinelle est pris pour cible

Coups de feu à Orly : c'est la quatrième fois qu'un militaire de l'opération Sentinelle est pris pour cible
FAITS DIVERS

ATTAQUE - Un homme a tenté ce samedi matin de s'emparer de l'arme d'un militaire de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne), avant d'être abattu. "C'est la quatrième fois qu'une patrouille est visée", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

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Attaque à l'aéroport d'Orly

Un individu a tenté ce samedi matin de s'emparer de l'arme d'un militaire de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly-Sud, avant d'être abattu par l'un de ses collègues. Déjà, début février, un militaire avait dû faire usage de son arme après qu'un homme, armé d'une machette, a agressé des militaires dans l'enceinte du Carrousel du Louvre.

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Des cibles privilégiées

L'opération Sentinelle a été lancée le 12 janvier 2015 en complément du dispositif Vigipirate, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo. Jusqu'à 10.500 militaires - essentiellement de l'Armée de Terre  - ont participé à cette opération de surveillance du territoire. Prévu pour être progressivement réduit à 7000 puis 3000 soldats, le dispositif a été prolongé et maintenu "aussi longtemps que nécessaire" avec 7000 hommes après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis puis celui de Nice de juillet dernier. 

Les militaires protègent des écoles, des lieux de culte, des sites touristiques, des organes de presse, ou encore des sites industriels... jusqu'à 1700 sites classés "sensibles" - les aéroports parisiens en font évidemment partie - sont surveillés par ces patrouilles mobiles. Et elles représentent, comme les policiers, une cible privilégiée. 

En février 2015, trois militaires en faction devant un centre communautaire juif avaient été agressés au couteau à Nice. En janvier 2016, un Français d'origine tunisienne avait foncé en voiture sur quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence, qui l'avaient grièvement blessé en ripostant. Les soldats, qui étaient à l'origine postés à l'entrée des sites sensibles, opèrent beaucoup plus désormais en patrouilles, un mode opératoire jugé plus efficace par l'armée et qui les rend moins repérables et vulnérables.

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