Coups de feu à Grasse : les fausses informations qui ont suivi l'attaque

Coups de feu à Grasse : les fausses informations qui ont suivi l'attaque

GRASSE - La fusillade dans un lycée de Grasse, ce jeudi après-midi, a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux alors que les circonstances étaient encore très floues. Retour sur quelques fausses rumeurs.

Panique sur Internet au moment de la fusillade de Grasse… Dans les premières minutes suivant le drame, alors que très peu d’informations étaient confirmées,  des internautes propageaient des rumeurs sur Twitter sur l'identité, la religion ou même les antécédents judiciaires du tireur. En voici une sélection non exhaustive, dénichée dans le cadre du projet Crosscheck :

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La chasse aux intox

Sam Hyde, le récidiviste de l'intox

Premier exemple, avec un tweet affirmant que le principal suspect était un dénommé Sam Hyde, "nationaliste blanc" qui a été supprimé depuis. Sauf que Sam Hyde est bien connu sur Internet, où il est presque devenu un mème. Son nom est traditionnellement repris au moment d’attaques, comme à Orlando en juin 2016 ou lors d’une fusillade dans l’Ohio en avril de la même année.  

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Un "jeune musulman" (pour la fachosphère)

Une autre fausse rumeur concernait la religion du tireur. L'information selon laquelle le lycéen était musulman a également circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur des comptes d’extrême droite, alors même que son identité ou son profil étaient encore inconnus. Certains ont même prétendu dans des tweets qu’il faisait l’objet d’une fiche S, ce qui est faux : comme l’a rapidement confirmé la police, le suspect n’était pas connu des services antiterroristes. 

Confusion autour d'une autre affaire

Daté du 11 mars, le tweet suivant a été plusieurs fois repris après la fusillade. Si l’histoire mentionnée s’est bien déroulée à Grasse, rien à voir avec la fusillade de jeudi matin. L’homme en question est un Afghan âgé de 30 ans, Mohammad Khan Wazir, condamné pour avoir menacé des juges. Comme indiqué dans le tweet, il était le père d'un enfant prénommé "Djihad" et avait été momentanément fiché S. L’affaire a d'ailleurs été reprise par plusieurs médias.  

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