Crash d'hélicoptères de l'armée dans le Var : ce que l'on sait du drame qui a fait 5 morts

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ACCIDENT - Le crash de deux hélicoptères de l'armée a fait cinq victimes, ce vendredi 2 février, dans le Var. L'hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d'une collision, a indiqué le procureur de Marseille au cours d'une conférence de presse.

C'est un drame rare qui s'est déroulé ce matin dans le Var. Deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre se sont écrasés dans des circonstances encore inconnues, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez. Le bilan, définitif selon les termes de la préfecture, fait état de cinq morts, un des bilans les plus dramatiques des dernières années pour ce type d'accidents.


Les victimes sont "cinq officiers de l'armée de terre" qui étaient en "mission d’entraînement en vol dans le Var", a indiqué le Premier ministre dans un communiqué. Au cours d'une conférence de presse, cet après-midi, la ministre des Armées, Florence Parly, accompagnée du procureur de Marseille, se sont exprimés et ont confirmé les hypothèses sur lesquelles travaillent les enquêteurs. 

La piste de la collision privilégiée

Il était tôt, ce vendredi 2 février, lorsque les deux appareils, deux Gazelle de l’École de l'aviation légère de l'Armée de terre (EALAT) implantée au Cannet des Maures, à quelques kilomètres de là, se sont écrasés au sud du lac de Carcès. L'accident a eu lieu vraisemblablement 15 minutes après le décollage des deux appareils. Dans l’un des hélicoptères, les secours ont retrouvé trois corps, et deux autres dans le second appareil, a indiqué la préfecture du Var. 


Désormais, les enquêteurs vont tenter de comprendre comment ces deux hélicoptères, pilotés par des militaires chevronnés, ont pu entrer en collision. Car c'est la piste privilégiée des gendarmes en charge de l'enquête. "A cette heure, les enquêteurs travaillent sur l'hypothèse d'une collision entre les deux appareils. Il y a beaucoup d'éléments au sol, en cours d'examen (...) pour déterminer la cause de cet accident", a précisé Xavier Tarabeux, procureur de Marseille. Il a indiqué que des témoins étaient en cours d'audition.


Selon la préfecture du Var, "l'un des deux [appareils] s'est disloqué et est tombé sur la route départementale, le second, à quelque 150 ou 200 mètres, a brûlé", précise à la presse sur place le préfet du Var, ajoutant que "les causes de l'accident [n'étaient] à l'heure actuelle pas identifiables". 

Des pilotes "expérimentés y compris les stagiaires"

Selon les premiers éléments reccueillis, "on était très peu de temps après le décollage. Ce sont des pilotes expérimentés, y compris les stagiaires qui effectuaient cette formation", a précisé Xavier Tabareux. "Ils sont suivis sur le plan médical, tous les six mois avec des contrôles tous les deux ans", a-t-il rappelé. Malgré l'arrivée des secours, "les cinq officiers à bord n'ont pas survécu", indique par ailleurs la ministre Florence Parly. 

Aucune boite noire dans les appareils et une enquête ouverte

 La principale difficulté sera de déterminer les circonstances du drame, sans boite noire, car les hélicoptères de ce type, n'en possèdent pas à leur bord. De fait, "l'important (pour les enquêteurs, ndlr), c'est de pouvoir relever tout élément matériel, sur place", indique Mr Tabareux. Une enquête a été ouverte et confiée au parquet de Marseille. Des témoins se sont fait connaître auprès des enquêteurs et sont actuellement en cours d'audition, a précisé le procureur. 

La ministre Florence Parly assure son soutien aux familles et aux proches des victimes

La voix grave, Florence Parly a déclaré lors de son déplacement au Luc qu'il s'agissait d"'une catastrophe". "J'ai tenu à me rendre dès aujourd'hui auprès des camarades des disparus pour leur exprimer ma compassion, pour être à leurs côtés et partager la très vive émotion qui les secoue. J'ai une pensée particulière pour les proches et les familles des disparus", dit-elle. "Je tiens à leur exprimer ma solidarité. Les familles et les proches savent qu'elles peuvent compter sur mon engagement dans la durée et pour les accompagner dans cette terrible épreuve", indique la ministre. 

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