Créteil : l'élève qui avait braqué une professeure "définitivement exclu" de son lycée

FAITS DIVERS
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SANCTION - Le lycéen qui avait menacé sa professeure avec un pistolet factice et son camarade, qui avait filmé la scène, le 18 octobre à Créteil, ont été "définitivement exclus" de leur établissement scolaire.

Son geste avait suscité l'émoi dans la communauté enseignante et bien au-delà. En braquant sa professeure avec un faux pistolet, sous le prétexte qu'elle refusait de le noter présent après qu'il était arrivé en retard, un élève du lycée Edouard-Branly de Créteil, avait mis les violences scolaires au centre des préoccupations médiatiques et politiques. Déjà mis en examen pour "violences aggravées" et exclu temporairement du lycée, il a été "définitivement exclu" de l'établissement, a annoncé le rectorat local à l'AFP. Une sanction qui s'applique également à son complice, qui avait filmé la scène.

La scène, tournée le 18 octobre et diffusée sur les réseaux sociaux, avait suscité une vague d'indignation dans tout le pays les jours qui avaient suivi. Alors que les responsables politiques rivalisaient de propositions pour éradiquer la violence en milieu scolaire, un mouvement était né dans le corps enseignant pour faire émerger des témoignages jusque-là étouffés par leur hiérarchie. Avec le hashtag "Pas de Vagues", ils avaient fait le dessin d'une profession abandonnée par ses supérieurs, à qui l'on demandait de ne pas faire état des violences pour éviter une plus profonde remise en question. 


Mais alors que les professeurs interrogés faisaient état d'un manque de personnel pédagogique et de surveillance, c'est une autre solution qu'ont proposé les ministres invités à proposer des solutions. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, sa collègue de la Justice Nicole Belloubet et de l'Intérieur Christophe Castaner, proposaient ainsi de faire venir des gendarmes ou policiers dans les établissements. Une initiative mal reçue par nombre d'enseignants. La preuve par l'exemple avec la "rentrée", cette semaine à Stains, un établissement régulièrement au centre de violences scolaires, d'un provisoire-adjoint à la sécurité, ancien gendarme, qui a poussé l'équipe pédagogique en grève.autre adolescent pour avoir rediffusé les images.

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