Des Syriens portent plainte en France après la décapitation de leur fils par un Français

Des Syriens portent plainte en France après la décapitation de leur fils par un Français
FAITS DIVERS

DAECH - Une famille syrienne a décidé de porter plainte en France après avoir reconnu le djihadiste français Maxime Hauchard parmi les bourreaux qui ont exécuté son fils. La scène avait été filmée et diffusée par le groupe État islamique.

C'est une première en France. Comme à son habitude, l’organisation terroriste avait filmé et diffusé une vidéo de la scène d'exécution. Il y a environ dix mois, Daech tuait 17 personnes, dont un militaire syrien. La famille de ce dernier, qui pleure toujours sa disparition, a décidé de porter plainte en France. La raison ? Après vérification des images, l’un des bourreaux n’est autre qu’un Français originaire de l’Eure, révèle RTL mardi matin.

Cette famille syrienne, qui a perdu son fils, Raïs, décapité près de Homs, veut poursuivre les coupables car pour elle, les meurtriers présumés sont identifiables sur la vidéo diffusée par le groupe terroriste. On y voit notamment le Normand Maxime Hauchard se saisir d'un couteau, de quoi ordonner des poursuites en France, indique l'avocat de la famille à la radio.

"Ce n'est pas une balade, les Français qui vont en Syrie"

Pour l’avocat, "tout ça n'est pas abstrait. Derrière le djihad, derrière al-Nosra ou derrière l'État islamique, il y a des familles qui ont perdu des proches, des enfants", explique-t-il ainsi au micro de RTL. "Ce n'est pas une balade, les Français qui vont en Syrie, c'est incorporer un groupe dont l'activité principale reste le meurtre. C’est aussi le viol, la torture (...). J'espère qu'il y aura une prise en considération de la parole de mes clients et qu'on puisse admettre comme indispensable de donner la voix à toutes les victimes syriennes des terroristes français", a-t-il conclu.

Bien que le Français soit clairement reconnu sur les images d’exécutions, le travail de la justice française s'annonce difficile. La Syrie étant contrôlée en partie par l’État islamique, cela rend difficile l'envoi d'enquêteurs sur place. De plus, la France a cessé toute relation diplomatique et n'entretient pas de coopération judiciaire avec le régime du président Bachar al-Assad.

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