Descente d'un commando armé dans une cité de Marseille : le déroulé des faits

Descente d'un commando armé dans une cité de Marseille : le déroulé des faits

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SCÈNE DE GUERRE - L'enquête se poursuit mardi pour retrouver le commando armé de Kalachnikov qui a tiré lundi après-midi à Marseille, sans faire de blessés, dans une cité gangrenée par le trafic de drogue. Des hommes cagoulés qui ont aussi mis en joue des policiers pour prendre la fuite. Le préfet de police des Bouches-du-Rhône est revenu sur les faits.

Un commando d’hommes cagoulés et armés de Kalachnikov qui tirent en l’air et terrorisent les habitants d'une cité de Marseille. C’est une véritable scène de guerre qui s’est déroulée lundi peu avant 17 heures et a été filmée par un témoin. Des images choc qui ont suscité de nombreuses réactions politiques. 


Depuis, la police judiciaire chargée de l’enquête tente de retrouver les malfaiteurs en fuite. Olivier de Mazières, le Préfet de police des Bouches-du-Rhône, est revenu au cours d’une conférence de presse ce mardi sur le déroulé des faits qui ont duré "entre 4 et 5 minutes" et semblent "a priori"  lié au trafic de drogue. Selon le préfet, le commando de "trois ou quatre véhicules" composé "entre cinq et dix individus" cagoulés ont fait irruption vers 16h50 dans la cité de la Busserine située dans les quartiers nord.  

"Ils ont mis en joue les policiers"

Ils "ont procédé à des tirs en l'air, à l'arme de poing et à l'arme longue", a expliqué M. de Mazières. "Un équipage de police qui était présent à proximité immédiate s'est rendu sur place, ce qui a provoqué la fuite des individus,  a poursuivi le préfet de police. Un dispositif de police a été immédiatement mis en place sur les itinéraires de fuite des assaillants, ce qui a permis de repérer un des véhicules un peu plus loin dans Marseille". 


C’est dans ce deuxième temps, au niveau du rond-point des Arnavaux, que "les individus qui se trouvaient à bord de ce véhicule ont mis en joue" et "menacé" les policiers. Lesquels ont répliqué "à quatre reprises sur le véhicule qui a malgré tout réussi à prendre la fuite". 


Revenant sur "la rumeur" de l’enlèvement d’un homme par le commando, le préfet a déclaré ne pas avoir "pour l'instant (...) d'élément qui permette de le confirmer". Le préfet a conclu son allocution en saluant le "sang froid" des policiers et leur "réactivité". 


Deux voitures ont été retrouvées calcinées après la fusillade et font désormais l’objet d’investigations. Le procureur de la République Xavier Tarabeux doit tenir une conférence de presse à 16 heures. 

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