D'après deux nouvelles expertises, Théo a reçu des blessures graves mais il n’y a pas eu de viol

D'après deux nouvelles expertises, Théo a reçu des blessures graves mais il n’y a pas eu de viol

FAIT DIVERS - Des expertises médicales étaient menées dans le cadre de l'instruction de l'affaire lié à ce jeune homme.

Ces deux dernières expertises étaient attendues, dans l’affaire Théo. Et pourraient faire encore basculer, un an après, l’affaire de ce jeune homme victime présumée d'un viol avec une matraque lors de son interpellation en février 2017 à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. 

Selon nos informations confirmant celles de France Inter, deux expertises médicales confirment que Théo a reçu des blessures graves mais, "qu’au sens juridique", il n’y a pas eu viol. Par ailleurs, même si le coup porté a causé une lésion de 10 cm du sphincter, et obligé le jeune homme à deux semaines d'hospitalisation, il n’y a "pas de séquelles à prévoir".

Le parquet de Bobigny, qui a ouvert une information judiciaire pour "violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique" ne fait aucun commentaire à LCI.

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Ces expertises médicales se tiennent dans le cadre de l’instruction en cours à Bobigny, et visent à déterminer l'ampleur des blessures infligées à Théo. "Il est exact que si l'infirmité permanente est retenue, nous irons devant la cour d'assises mais nous allons demander une contre-expertise", disait en janvier l’avocat d’un policier, Daniel Merchat, pour qui cette affaire va prendre la forme d'une "querelle d'experts en balisitique et médicaux".

L'avocat de Théo, interrogé par France Inter, estiment que cette expertise "ne change rien à la gravité des faits ni à l'intention du policier" : "Quand je lis que, du coup, la thèse du viol serait totalement exclue, que la police aurait très bien fait son travail, je suis proprement choqué", indique Me Antoine Vey à la radio.

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D’après la radio, ces conclusions pourraient amener la juge d’instruction à le pas poursuivre le policier mis en examen pour viol, si "elle estime que l'usage de la matraque s'est produit après que Théo s'est rebellé, qu'il y a eu une bagarre et qu'il a refusé par la suite de se laisser menotter." Le 28 janvier dernier, trois des quatre policiers qui étaient mis en cause dans l'affaire Théo ont été réintégrés. Le fonctionnaire qui a été mis en examen pour viol reste suspendu, mais les trois autres, inculpés pour violences volontaires en réunion, ont été réintrégrés, une décision qui avait provoqué la colère de la famille du jeune homme.

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