Diffusion d'images de Daech : Marine Le Pen dans l'oeil de la justice

Diffusion d'images de Daech : Marine Le Pen dans l'oeil de la justice

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JUSTICE – Une enquête pour diffusion d'images violentes a été ouverte mercredi par le parquet de Nanterre, suite à la publication sur les comptes de Marine Le Pen et de Gilbert Collard de clichés de Daech. Une publication préméditée, selon les informations du Parisien du jour.

Une enquête préliminaire a été ouverte mercredi 16 décembre par le parquet de Nanterre suite à la diffusion sur les comptes de Marine Le Pen et de Gilbert Collard d'images montrant les atrocités perpétrées par l'organisation djihadiste Etat islamique.

Un signalement du ministre de l'Intérieur

L'enquête a été ouverte pour diffusion d'images violentes, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de France Info . Elle intervient après le signalement par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à la plateforme spécialisée Pharos de la diffusion de ces images sur le réseau social, nous a-t-on confirmé. Ce signalement à la plateforme dépendant de la direction centrale de la police judiciaire a été effectué afin que cette dernière "puisse se saisir de l'affaire", a précisé le parquet à l'AFP.

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La présidente du Front national a notamment posté trois photos particulièrement choquantes sur son compte officiel, accompagnées du texte : "Daech c'est ça!". Les images montrent un homme vêtu d'une combinaison orange sous les chenilles d'un char, un autre vêtu de la même manière enflammé dans une cage, et un corps d'homme décapité avec la tête posée sur le dos.

Loin de faire profil bas ou d'effacer ces tweets sur son compte, Marine Le Pen postait peu avant la révélation de l'ouverture d'une enquête préliminaire un nouveau tweet en forme de provocation : "Est-ce que Cazeneuve va me poursuivre pour diffamation contre Daech ?" Une assurance qui découle probablement du conseil que lui a donné l'avocat du FN Walleyrand de Saint-Just peu avant la diffusion des tweets. "Il n'y a aucune infraction pénale. On ne fait que répondre aux provocations de Bourdin", lui a-t-il dit, selon les informations du Parisien dans son édition du 17 décembre.

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