Dijon : pour Cazeneuve, "les motivations du conducteur ne sont pas établies"

Dijon : pour Cazeneuve, "les motivations du conducteur ne sont pas établies"
FAITS DIVERS

FAITS DIVERS - Au lendemain du drame qui a frappé la Côte d'Or, le ministre de l'Intérieur a affirmé que les motivations de l'automobiliste qui a blessé 13 personnes dimanche soir n'étaient pas établies. Six personnes sont toujours hospitalisées lundi.

"Un geste inqualifiable, d’une violence extrême, qui a frappé de façon aléatoire des passants hier soir dans cette ville de Dijon, hommes, femmes, et enfants". C'est en ces termes que le ministre de l’Intérieur a qualifié le terrible drame survenu dimanche soir, peu après 20 heures , dans cette ville de Côte d'Or. Bilan : 13 blessés.

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Au lendemain des faits, Bernard Cazeneuve s'est rendu au chevet des six personnes toujours hospitalisées "pour leur témoigner, ainsi qu’à leurs familles, la compassion et la solidarité de la nation". "Je comprends et ressens le choc qui a été le leur, celui de leurs proches, ainsi éprouvés à la veille de Noël" a-t-il ajouté.

Connu de la justice

Concernant l'homme qui se trouvait au volant du véhicule et qui a été interpellé quelques minutes après les faits, le ministre de l’Intérieur a confirmé qu'il était "âgé de 40 ans" et qu'il était "connu des services de police pour des faits de droit commun anciens".

Quant au mobile, Bernard Cazeneuve n'a donné aucune précision et n'a même pas évoqué le "Allahou Akbar" qu'aurait crié le suspect, selon plusieurs témoignages recueillis. '"Aujourd’hui, ses motivations ne sont pas établies. J’appelle donc chacun à la prudence et à la responsabilité dans le commentaire, et j’appelle chacun à ne pas tirer de conclusions hâtives alors même que l’enquête ne fait que commencer", a affirmé le ministre. Avant de rappeler que la justice a été "immédiatement saisie" et que "seules ses investigations pourront déterminer les motivations exactes de cet acte, et établir si le discernement de son auteur n’était pas altéré".

Une menace réelle

Devant la peur que peuvent ressentir les Français dans un tel climat, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait que "l'ensemble des forces de sécurité" étaient "pleinement mobilisées pour la protection de tous les Français". "Détecter les signaux faibles, assurer le suivi des individus signalés, qu’ils soient ou non liés à des activités terroristes, est l’objet d’un travail méticuleux, quotidien, de vigilance et de maillage de notre territoire" a-t-il indiqué.

Bernard Cazeneuve a toutefois reconnu qu'aujourd'hui "la menace" était "réelle" et que "la prudence et la retenue" restaient "de mise". "Faire peur, chacun l’aura compris, c’est l’objectif des terroristes. L’emballement et la fébrilité seraient pour eux une première victoire. Les Français sont soudés, ils sont déterminés à ce que la République fasse bloc face à ceux qui prêchent la haine".

Selon une source proche du dossier, le suspect qui se trouvait toujours en garde à vue lundi "présente le profil d'un déséquilibré" et "serait suivi en hôpital psychiatrique". Il aurait dit avoir agi pour la Palestine. Une information que n'a pas confirmée le ministre.

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