Disparition d’une étudiante japonaise à Besançon : un ex-flirt dans le viseur des enquêteurs

FAITS DIVERS

DISPARITION - Narumi Kurosaki, une Japonaise âgée de 21 ans qui étudiait depuis la rentrée à Besançon (Doubs), n’a pas donné signe de vie depuis le 4 décembre. Les enquêteurs seraient désormais à la recherche d’un ancien petit-ami de la jeune femme, qui aurait quitté l’Hexagone pour rejoindre le Chili, son pays d’origine.

"Il n’y aura aucune communication". Au parquet de Besançon, le message est clair. A LCI comme aux autres médias, la procureure de la République Edwige Roux-Morizot donne rendez-vous mardi, pour une conférence de presse dont l’heure n’a pas été fixée. La magistrate n’a pas même souhaité infirmer ou confirmer l’information de L’Est Républicain, qui indiquait mercredi dans ses colonnes que l’enquête ouverte pour "enlèvement, séquestration et détention arbitraire" avait été requalifiée en assassinat. Une source policière le certifie. 

Vingt-cinq jours après la disparition de Narumi Kurosaki,  uneJaponaise âgée de 21 ans qui étudiait depuis la rentrée au Centre de Linguistique Appliquée de Besançon (Doubs), la police judiciaire a désormais une piste très sérieuse, à des milliers de kilomètres de l’Hexagone. 

En effet, les enquêteurs rechercheraient désormais activement un ex-flirt de la jeune femme, originaire du Chili, qui aurait regagné son pays entre le 7 et le 12 décembre, soit quelques jours après que la jeune femme a été vue pour la dernière fois. Selon Le Parisien qui a révélé l’information ce jeudi, les autorités françaises ont communiqué à Interpol l'identité de cet homme âgé d'une vingtaine d'années que Narumi Kurosaki aurait connu au Japon et qu’elle aurait revu en France. 

Un dîner en tête à tête

Ainsi, le 4 décembre, après son cours de danse, la jeune Japonaise aurait accepté de dîner avec son ex, dans un restaurant d’Ornans, à une vingtaine de kilomètres de Besançon. Les deux jeunes ont ensuite regagné le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) où l’étudiante avait un logement, comme le montrent les images extraites des caméras de vidéosurveillance.

La suite est beaucoup plus floue. Certains étudiants disent avoir entendu "un cri de femmes entre 3 heures et 4 heures du matin". Narumi Kurosaki, elle, n’a pas réapparu depuis... Son ancien petit ami chilien, qui lui aussi gravite dans les cercles universitaires de Besançon, aurait quitté le territoire quelques jours plus tard, via Genève et Madrid. Entre temps, il aurait pris soin de "nettoyer son ordinateur avec un logiciel spécialisé". 

Un témoin dit avoir vu la jeune femme

Ce jeudi 29 décembre, Narumi Kurosaki reste introuvable. Mardi dernier, le patron du Miribel, bar-tabac-PMU de Verdun, à plus de 300 km de Besançon, a livré un témoignage troublant à L’Est Républicain, venant redonner quelques espoirs aux proches de la victime. Il y affirmait en effet avoir vu la jeune dans son établissement la semaine dernière, le 19 décembre précisément, la veille de la diffusion dans la presse d’un avis de recherche avec une photo de la jeune femme. 

Le gérant indique que la jeune femme est restée près de 2h30 dans le café, qu’elle semblait "moralement détruite", qu’"elle pleurait et téléphonait en permanence". Elle serait repartie selon lui vers 20h20, après avoir réglé 12 euros de consommation en carte bancaire. 

"Une photocopie du ticket de carte a été remise aux enquêteurs pour leurs investigations, maintenant, il n’y aura pas d’autres commentaires. La police déterminera s'il s'agit bien de cette jeune femme ou pas" indiquait une employée du café contactée par LCI ce jeudi. La suite de cette affaire devrait donc être connue le 3 décembre, avec les déclarations de la procureure de la République Edwige Roux-Morizot. 

Beaucoup d'émotion à Besançon comme au Japon

La disparition de Narumi Kurosaki suscite depuis le début beaucoup d'émotion à Besançon comme au Japon. "Un avis de recherche avec sa photo et le numéro de la police a été collé sur les portes des vingt-cinq bâtiments du CROUS, indique le la direction du CROUS contactée par LCI ce jeudi soir. Pour l'instant, rien malheureusement". 

La presse japonaise, elle, multiplie les articles au sujet de cette mystérieuse affaire. Sur Twitter, de nombreux amis de Narumi demandent également à toute personne pouvant avoir des informations de se manifester. 

Dernier message sur Facebook

Un mois jour pour jour avant sa disparition, Narumi Kurosaki avait posté un message sur sa page Facebook. On pouvait y lire ceci : "たまには、単純なことでも素直に感じることを振り返るのが大切だったり。常にピュアな姿勢で世界を見ていきたい!Je suis simplement contente que j'ai la chance de découvrir nouveaux endroits et de savoir ce qui se passe dans le monde".

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