Disparition de l'étudiante japonaise à Besançon : l'ex-petit ami clame son innocence

Disparition de l'étudiante japonaise à Besançon : l'ex-petit ami clame son innocence

JUSTICE - Au cours d'une audience devant la Cour suprême de Santiago, au Chili, Nicolas Zepeda Contreras a nié toute implication dans l'assassinat de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki. Le corps de la jeune femme disparue en décembre à Besançon où elle résidait n'a jamais été retrouvé.

Il est soupçonné d’avoir assassiné Narumi Kurosaki, une étudiante japonaise, à Besançon en décembre dernier. Le Chilien Nicolas Zepeda Contreras, 26 ans, a comparu mardi devant la Cour suprême de Santiago. Une audience de quelques minutes, pour la forme, durant laquelle il a une nouvelle fois clamé son innocence. 

Il a nié toute implication dans la disparition de son ex-petite amie dans la nuit du 4 au 5 décembre à Besançon avec qui il aurait dîné au restaurant. Tous deux seraient ensuite rentrés dans la résidence du CROUS où elle séjournait. Narumi Kurosaki n'a plus donné signe de vie. Des étudiants du campus ont affirmé avoir entendu un cri ce soir-là provenant de la chambre de la jeune femme. Elle était arrivée dans cette ville fin août pour y étudier le français et l'économie-gestion. Son corps n'a pour l'heure pas été retrouvé mais les enquêteurs de la police judiciaire et la justice française sont persuadés que la jeune femme a été tuée. 

"Une personnalité envahissante et inquiétante"

La procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot, avait souligné la "personnalité envahissante et inquiétante de l'ancien petit ami chilien que (la jeune femme) a connu au Japon" et dont elle était séparée. Il "était en France et présent à Besançon au moment de la disparition", avait-elle précisé. Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte et confiée à deux juges d'instruction.

Nicolas Zepeda Contreras avait regagné son pays natal après la disparition de Narumi Kurosaki. La justice française avait alors demandé son placement en détention et son extradition. Mais début février, la justice chilienne a refusé de le placer en détention en raison du "peu d'informations relatives aux faits punissables et à (sa) participation". Si la "Cour suprême n'a pas estimé nécessaire de placer M. Zepeda sous écrou", "elle a pris toutes mesures pour s'assurer de sa représentation en justice dans la mesure où il a été localisé", avait alors commenté la procureure de Besançon. 

De nombreux médias japonais présents

L'avocat du suspect a déclaré ce mardi qu’il rejetait toutes les charges qui pesaient sur son client. "Nous avons comparu volontairement dès que Nicolas a eu connaissance des premières demandes de l'Etat français", a ajouté Me Vial, réfutant que son client cherchait à échapper à la justice. La défense de M. Zepeda sera assurée depuis le Chili car "assumer une défense en France est impossible, tant physiquement qu'économiquement, pour notre client", a-t-il fait valoir. Le principal suspect de ce crime sans cadavre est reparti sans adresser un mot aux médias japonais qui ont afflué en nombre pour couvrir l'affaire. 

Lire aussi

Lire aussi

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : 25 contaminations au variant Omicron désormais confirmées en France

Télétravail, vaccination des enfants... Ce qui pourrait être annoncé à l'issue du Conseil de défense lundi

Un vaccin qui "n'empêche pas la transmission", est-ce vraiment "du jamais-vu depuis Pasteur" ?

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Présidentielle 2022 : un premier meeting "à risque" pour Eric Zemmour

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.