Disparition de Maëlys en Isère : "Je n’ai rien à me reprocher", assure le gardien de la salle des fêtes

INVESTIGATIONS – La maison du gardien de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin en Isère a été perquisitionnée lundi dans le cadre de l’enquête pour enlèvement ouverte après la disparition de la petite Maëlys lors d’une soirée post-mariage dans la nuit de samedi à dimanche. Interrogé par LCI ce mercredi, cet homme âgé d’une cinquantaine d’années affirme n’avoir "rien à se reprocher ".

L’information a été révélée mardi par plusieurs médias. Depuis, Pascal se dit persécuté. "Je suis harcelé par les journalistes. Je sors sur mon balcon, c’est photos, photos, caméras… Tout le monde veut me poser des questions. Je n’en peux plus".

 

Pascal est le gardien de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère),  où se déroulait une soirée dans la nuit de 

samedi à dimanche à l’occasion d’un mariage et où a été vue pour la dernière fois vers 3 heures du matin la petite Maëlys. "Mardi, on a dit que mon domicile avait été perquisitionné, que ma voiture avait été passée au crible… Ça n’était pas une perquisition, ce sont des recherches que les gendarmes font et avaient à faire… Et comme je suis le plus proche de la salle des fêtes, voilà. Ils ont aussi été chez mes voisins et ils ont fouillé chez mes voisins, voilà...".

Une source proche de l’enquête confirme à LCI que plusieurs habitations ont été perquisitionnées lundi dans le cadre des actes d’investigations sans donner de détails. "Leurs occupants ont été laissés libres. Personne n’a été placée en garde à vue. Ils sont tous, à cette heure, présumés innocents". 

Reste que seule la perquisition du gardien a été mentionnée dans la presse. Le quinquagénaire souhaite désormais "qu'on [le] laisse tranquille" :  "Moi, je n’ai rien à me reprocher, j’ai la conscience tranquille. Donc ils peuvent tout faire. Ils peuvent même ranger les placards. Je fais mon boulot et c’est moi qui suis pratiquement inculpé de beaucoup de choses, déplore le gardien.  'perquisition chez le gardien', 'ça chez le gardien', on entend parler que du gardien de la salle des fêtes ! Il n’y a que moi." 


Comme tout le monde dans ce village de 3600 habitants, Pascal se dit "sous le choc". "Cette histoire, ça m’a perturbé. Maintenant, moi j’arrête tout. Ça me rend malade presque autant que la famille. Depuis lundi, je me suis mis en arrêt maladie. Je suis toujours à Pont-de-Beauvoisin mais là, je suis chez des amis", nous confie le quinquagénaire. 


Quatre jours après la disparition de la petite Maëlys, les gendarmes poursuivaient les recherches sur zone. Mardi soir, les 180 personnes présentes à l’occasion de la fête de mariage avaient été entendues. 70 autres, présentes à l'une des deux autres soirées organisées samedi dans la commune, devaient être entendues à partir d’aujourd’hui. 

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