Disparus d'Orvault : ce que l'on sait des derniers moments de la famille Troadec avant le drame

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Affaire Troadec

FAITS DIVERS – Les quatre membres de la famille Troadec ont mystérieusement disparu le 16 février dernier. Voici ce qu’on sait, à présent, des circonstances qui ont précédé leur disparition.

C’est un épais brouillard qui entoure encore le domicile parental de la famille Troadec, à Orvault, dans la banlieue de Nantes. Depuis le 16 février, le père, Pascal, la mère, Brigitte, et leurs deux enfants, Sébastien et Charlotte, n’ont plus donné signe de vie. Une information judiciaire a été ouverte lundi des chefs d'homicides volontaires, enlèvements et séquestrations. De nouveaux éléments ont filtré concernant le détail du déroulé des évènements qui ont précédé cette disparition brutale. On vous les synthétise ci-dessous.

Le fils devait se rendre à Paris

Ce mercredi, Le Parisien révèle que Sébastien, le fils aîné, âgé de 21 ans, a quitté son appartement de Saint-Laurent-sur-Sèvre, où il est scolarisé (en 2e année de BTS Systèmes numériques), pour rallier le pavillon de ses parents le vendredi 10 février, à la veille des vacances scolaires. Juste avant, il indique à ses amis qui va rendre visite à ses parents, avant de partir voir une amie à Paris.

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La fille et la mère avaient acheté des sushis

Le jeudi 16 février, jour de la disparition, au matin, Charlotte, 18 ans, et sa mère se rendent au commissariat pour signaler l’utilisation frauduleuse de la carte bleue de l’adolescente pour acheter en ligne des jeux vidéo. Selon nos informations, il s’agit d’un piratage "classique" et non d’un vol de carte. Les enquêteurs se refusent donc à établir un lien avec l’affaire. Elles sont ensuite allées acheter des sushis, devant être consommés dans les 24 heures. Et qui seront retrouvés une semaine plus tard par la police dans le réfrigérateur, avec d’autres produits fraîchement périmés, comme des yaourts et des steaks. Ce même jour, Charlotte a conversé avec une amie sur Skype entre 19h et 20h.

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Tout bascule dans la nuit du 16 au 17

C’est là que le flou s’abat. Les enquêteurs ont indiqué que les quatre téléphones portables ont été désactivés dans la soirée. Le dernier sera celui du fils, Sébastien, aux alentours de 3h15. Après avoir, selon une information de RMC, passé 45 minutes sur internet. Le téléphone sera retrouvé couvert de sang dans sa chambre, laissée en désordre. Celle de sa sœur, en revanche, est restée bien rangée. Les policiers découvriront, sous le matelas de Charlotte, la montre de sa mère, maculée de sang. Comme dans l’affaire Dupont de Ligonnès, du sang a été essuyé dans la maison.

Le sang du père, de la mère et du fils (ceux des parents en bien plus grande quantité) ont néanmoins été retrouvés au domicile parental, pas celui de la fille. La voiture de Sébastien, une 307 couleur crème, initialement garée devant la maison, a elle aussi disparu. De la vaisselle jonche l’évier de la cuisine. Le chauffage est coupé. Des draps propres et humides sont étendus sur les lits. Tout laisse à penser qu’ils ont été changés et remplacés par des draps extraits au dernier moment de la machine à laver, où se trouvait du linge mouillé. "C’est vraiment étrange, s'étonne une source proche de l'enquête dans Ouest-France. Ça fait presque penser à une mise en scène."

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