Disparues de Perpignan : Jacques Rançon de nouveau mis en examen

Disparues de Perpignan : Jacques Rançon de nouveau mis en examen

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JUSTICE - Le cariste-magasinier de 54 ans jacques Rançon a été mis mercredi en examen à Perpignan pour "assassinat et viol en récidive" en 1998. Il avait avoué lundi le meurtre de Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, disparue le 16 juin 1998 près de la gare de Perpignan.

Après les aveux, la procédure judiciaire s’enclenche pour Jacques Rançon. Mercredi, ce cariste-magasinier de 54 ans a été mis en examen à Perpignan pour "assassinat et viol en récidive" en 1998. Déjà poursuivi pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb en 1997, il est accusé de celui d’une autre "disparue de Perpignan", Marie-Hélène Gonzales. L'homme a par la suite été reconduit à la maison d'arrêt de Béziers (Hérault) où il est en détention.

Dans un communiqué publié mercredi après-midi, le procureur de la République de Perpignan Achille Kiriakidès rappelle que "Marie-Hélène Gonzales a été retrouvée morte le 26 juin 1998 après avoir disparu dans le quartier de la gare dix jours plus tôt". Il précise qu'elle "avait été prise en stop par Jacques Rançon, qui a abusé d’elle et lui a donné la mort.Pour tenter de dissimuler son crime, il a mutilé le corps". Et d'ajouter : "Par respect pour la douleur de la famille de Marie- ­Hélène Gonzales, dont je mesure la souffrance, par respect du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence, qui demeure, tant qu’une cour d’assises ne se sera pas prononcée sur la culpabilité, je ne m’étendrais pas plus sur les détails de cette affaire. Le temps viendra du procès public".
 

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Jacques Rançon a avoué lundi le meurtre de Marie-Hélène Gonzales , 22 ans, disparue le 16 juin 1998 près de la gare de Perpignan. Son corps sera découvert 10 jours plus tard à la périphérie de la ville. Ses parties génitales avaient été découpées et elle avait aussi été décapitée et amputée des mains. Sa tête et ses mains n'avaient été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.
Jacques Rançon, un Picard au lourd passé de délinquant sexuel, est incarcéré depuis octobre 2014 après avoir été mis en examen pour le meurtre similaire, le 20 décembre 1997, de Mokhtaria Chaïb, une étudiante de 19 ans. Son corps avait également été retrouvé atrocement mutilé: les seins et l'appareil génital avaient été prélevés de manière quasi-chirurgicale. Ces meurtres, tous survenus près de la gare de Perpignan, avaient suscité un vif émoi dans la ville accréditant la thèse d'un tueur en série.

L'une des principales énigmes criminelles des années 1990 résolue ?

Une troisième jeune femme, Tatiana Andujar, une lycéenne de 17 ans, avait été la première à disparaître dans le quartier, le 24 septembre 1995. Elle n'a jamais été retrouvée. Jacques Rançon était en prison à ce moment-là, pour viol déjà, et il ne pouvait pas bénéficier de permission de sortie, selon son avocat, Xavier Capelet.

Le quinquagénaire est par ailleurs poursuivi pour une "tentative d'assassinat" en 1998: une femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan, avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d'être égorgée avant de réussir à lui échapper. Après des années de fausses pistes et de déception, c'est l'une des principales énigmes criminelles des années 1990 en France qui est ainsi en passe d'être résolue, au moins pour deux des trois "disparues de Perpignan".

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