Disparues de Perpignan : Jacques Ronçon avoue le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez

FAITS DIVERS

FAIT DIVERS – Soupçonné d'être le tueur en série de l'affaire dite des "disparues de Perpignan", Jacques Ronçon a avoué le meurtre de l'une d'entre elles, Marie-Hélène Gonzalez. Par le passé, il avait déjà avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, avant de se rétracter.

La terrible liste s'allonge. Jacques Ronçon, mis en examen pour l'assassinat d'une jeune femme et qui avait avoué la semaine dernière l'agression d'une autre, vient cette fois d'avouer avoir tué Marie-Hélène Gonzalez, une autre des "disparues de Perpignan", révèle ce mardi matin RTL . Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a été placé en garde à vue lundi à Perpignan et a avoué spontanément ce meurtre, a précisé une source proche du dossier.

Jacques Rançon, se trouve derrière les barreaux depuis le 16 octobre 2014, date à laquelle il a été mis en examen pour "viol avec arme en récidive et assassinat". Il avait alors avoué le viol et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, une étudiante française de 19 ans retrouvée le 21 décembre 1997 poignardée à de multiples reprises, avant de se rétracter en mars dernier.

Une rescapée affirme l'avoir reconnu

La semaine dernière, il avait avoué l'agression en 1998 d'une femme alors âgée de 19 ans, également à Perpignan. La victime avait reçu plusieurs coups de couteau mais avait miraculeusement réussi à en réchapper. Début mars, Le Parisien avait publié l'interview de cette jeune femme désormais âgée de 36 ans, qui affirmait avoir reconnu en Jacques Rançon son agresseur.

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Le quinquagénaire, au lourd passé de délinquant sexuel, a "spontanément" "reconnu être l'auteur de ce meurtre", a confirmé son avocat, Me Xavier Capelet sur iTÉLÉ. Il indique n’avoir pas été surpris par ses nouveaux aveux. "Objectivement, cela fait depuis la semaine dernière que l'affaire pouvait évoluer dans ce sens-là", a-t-il déclaré.

"Nous avions raison d'espérer toutes ces années"

Après des années de fausses pistes et de déception, l'une des principales énigmes criminelles des années 1990 en France est en passe d'être résolue, au moins en partie car Rançon était en prison lorsque Tatiana Andujar a disparu et il n'a pas pu la tuer. Me Etienne Nicolau, défenseur des familles des victimes et de celle de Tatiana Andujar, a fait part de sa "très grande satisfaction de voir le mystère en grande partie élucidé : cela veut dire que nous avions raison d'espérer pendant toutes ces années". "La famille Gonzales est partagée entre un sentiment de gratitude à l'égard des enquêteurs et juges d'instruction, de soulagement par la mise hors d'état de nuire d'un dangereux criminel, et d'un mélange de souffrance et de haine à l'égard de l'auteur du crime horrible dont leur fille a été victime", a-t-il ajouté.

Le meurtre a Marie-Hélène Gonzales, 22 ans, retrouvée le 26 juin 1998, également mutilée, avait été à l'époque des faits relié à celui de Mokhtaria Chaïb. Une première jeune fille également brune, Tatiana Andujar, avait disparu dans le quartier de la gare en septembre 1995. Ces "disparues de Perpignan" avaient nourri la théorie d'un meurtrier en série mais aucun lien n'avait été établi entre Jacques Rançon et les autres meurtres.

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