INFO LCI - Disparues de Perpignan : les ossements retrouvés sont d’origine animale

INFO LCI - Disparues de Perpignan : les ossements retrouvés sont d’origine animale

DÉCEPTION - Les résultats d’analyses pratiquées par l’Institut médico-légal de Perpignan sur des ossements retrouvés vendredi dernier au Barcarès sont tombés : ils n’appartiennent pas à Marie-Josée et Allison Benitez, disparues le 14 juillet 2013.

Trois ans après, le mystère reste donc entier dans l’affaire des disparues de Perpignan. Selon nos informations, les premiers examens scientifiques pratiqués par l’Institut médico-légal sur les ossements découverts vendredi dernier près de l’étang de Barcarès montrent qu’ils seraient d’origine animale et non humaine. 

Le 14 juillet 2013, Marie-Josée Benitez, 53 ans, et sa fille Allison, 19  ans, disparaissaient. Leur mari et père, Francisco Benitez, adjudant-chef à la  Légion étrangère de Perpignan, immédiatement pressenti comme le suspect numéro 1, avait été retrouvé pendu dans sa caserne, après avoir laissé une lettre et une vidéo clamant son innocence et son amour pour sa fille. Depuis l’enquête était au point mort. Jusqu’au week-end dernier et l’ouverture par le parquet de Perpignan d’une enquête de flagrance pour "recherche des causes de la mort" suite de la découverte de restes dans une zone qui avait été fréquentée par le légionnaire. 

Des ossements d'animal, confirme le parquet

C’est sur indication d'un témoin que le frère de Marie-Josée Benitez, Éric Barbet, avait découvert ces ossements au bord de l'étang du Barcarès avant d'alerter les enquêteurs. Cinq enquêteurs de la police judiciaire de Perpignan s’étaient alors rendus sur les lieux vendredi soir pour effectuer des fouilles permettant d'extraire, en présence d'un médecin légiste, des effets et des ossements qui ont été placés sous scellé, avait pu constater une correspondante de l'AFP.

   

Contacté par LCI ce mardi, le parquet de Perpignan a confirmé qu’il s’agissait d’ossements d’animal, sans donner plus de précisions dans l’immédiat. Lundi, le procureur de la République avait déjà appelé à la plus grande prudence au sujet de ces découvertes. "Les ossements retrouvés ne permettent pas, en l’état de savoir s’ils sont d’origine humaine ou animale", avait prévenu Jean-Jacques Pagny, interrogé par LCI.fr . "C’est pourquoi pour l’instant nous avons ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort et que cette enquête est pour l’heure dissociée de l’information judiciaire ouverte concernant la famille Benitez". Contacté par LCI ce mardi, le SRPJ s'est lui refusé à tout commentaire. 

Une information judiciaire pour "assassinats" ouverte après la disparition

Une information judiciaire pour "assassinats" avait été ouverte dans cette  affaire un mois et demi après la double disparition et après le suicide du  légionnaire car l'ADN des disparues avaient été retrouvé dans un congélateur au domicile familial et dans un lave-linge de la caserne auquel le suspect avait  accès. Francisco Benitez avait déjà été entendu en 2004 dans une autre affaire, celle de la disparition à Nîmes de son ex-maîtresse brésilienne, qui n'a jamais été retrouvée. Il était en instance de séparation d'avec Marie-Josée née Barbet et entretenait une nouvelle relation extra-conjugale avec une Espagnole à laquelle il a donné son dernier coup de fil avant de mettre fin à ses jours.

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