DOCUMENT TF1/LCI - Meurtre d'Angélique Six : "On va se battre", assure Anaïs, sa grande sœur

DirectLCI
INTERVIEW - Anaïs Six s'est confiée devant les caméras de TF1 et LCI, après la marche blanche organisée en hommage à sa soeur, tuée le mercredi 25 avril à Wambrechies, dans le Nord. Elle y parle de sa "haine", de son incompréhension et de sa douleur.

"On dormait ensemble, on faisait toujours tout ensemble. On se disait tout, on était très fusionnelles. J'ai longtemps été toute seule, donc quand j'ai appris, j'en avais pleuré". Après la marche blanche en mémoire de sa petite sœur, de huit ans sa cadette, au cour de laquelle elle a rendu un bouleversant hommage à cette dernière, Anaïs Six a longuement répondu aux questions de TF1 et LCI. Et est revenue sur les relations qu'elle entretenait avec la jeune adolescente, tuée mercredi 25 avril. "D'Angélique, je retiens le sourire. Il lui fallait pas grand chose pour être heureuse. J'aurais tout donné pour qu'elle soit là, j'aurais donné ma vie pour elle."

En vidéo

Anaïs, la grande soeur d'Angélique : "On était fusionnelles"

"C'est arrivé une fois et il n'a presque rien pris, ce n'est pas normal"

La voix posée, Anaïs Six ne s'en fait pas moins d'illusions sur ce qui la fait tenir dans ces moments difficiles : "la haine", mais aussi "le soutien" des "voisins qui ont pris beaucoup d'initiatives, qui ont été là" pour elle et sa famille. "Je les remercie pour tout ce qu'ils ont fait". Elle parle du "long combat" qui les attend, elle et sa famille : "C'est pas fini. On doit se battre pour elle, je dois me battre pour elle, pour nous deux." Se battre, pour qu'au cours du prochain procès, David Ramault, qu'elle ne nomme jamais "prenne le maximum, pour ne plus le laisser sortir. Ce n'est pas possible que les gens prennent [des vies] comme ça, dans la rue."


Elle n'hésite pas à parler du principal suspect, mis en examen pour meurtre, viol et séquestration sur mineur de moins de 15 ans, qu'elle connaissait, sans plus : "C'était un voisin comme ça. On le voyait tous les jours : on lui disait bonjour, au revoir, on avait l'habitude de le croiser. [...] On ne savait pas qu'il avait des antécédents comme ça, personne n'était au courant." Et de regretter que sa première condamnation pour des faits similaires lui ait permis de sortir de prison : "On veut qu'il aille en prison toute sa vie. C'est arrivé une fois, il n'a presque rien pris, c'est pas normal". 

En vidéo

Anaïs, grande soeur d'Angélique : "On va se battre pour qu'il prenne le maximum"

"A tout moment, il aurait pu arrêter"

Des paroles d'Anaïs Six ressort également la douleur du souvenir de la conférence de presse du procureur, lundi 30 avril, où ont été donnés les détails glaçants de la mort d'Angélique : "C'était dur à entendre, on n'avait pas été mis au courant avant et on a tout appris à la télé, en même temps que tout le monde, alors qu'on n'est la famille." La douleur, mais aussi le sentiment que David Ramault avait prémédité son geste, contrairement à ce que plaide la défense et ce que dit le chef d'accusation, le suspect n'ayant pas été inculpé pour assassinat : "A tout moment il aurait pu arrêter, il était conscient de ses faits et gestes. Mais il a été au bout, au-delà, même."


Le croit-elle quand il dit qu'il a obéi à une pulsion incontrôlable ? "Non", et de rappeler son passage dans un sex-shop auparavant", tout comme le fait de faire le trajet jusqu'au parc : "Pourquoi venir ici, alors ? Il y a d'autres moyens !" Les regrets formulés par David Ramault ne sont pas de nature à la faire plier : "Ça ne sert à rien de regretter : il a fait ce qu'il a fait, il a été jusqu'au bout. On va pas le plaindre."

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter