Double infanticide dans le Nord : le pronostic vital de la mère n'est plus engagé

Double infanticide dans le Nord : le pronostic vital de la mère n'est plus engagé

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FAIT DIVERS – Deux jours après la découverte des corps sans vie de deux fillettes de 6 mois et 2 ans et demi à Camphin-en-Carembault (Nord), la mère soupçonnée de les avoir tuées devrait pouvoir être entendue. Celle-ci avait fait une tentative de suicide mais ses jours ne sont plus en danger.

Jusqu'à mardi, son pronostic vital était engagé. Un peu plus de 24 heures après le drame, le procureur de la République de Lille Thierry Pocquet du Haut Jussé a fait savoir que l'auteure présumée du double infanticide commis à Camphin-en-Carembault (Nord) pourrait peut-être être finalement entendue par les enquêteurs. Son état "ne semblait plus susciter d'inquiétudes", selon le parquet.

La mère de famille, dont l'âge n'a pas été précisé, est soupçonnée d'avoir tué ses deux fillettes de 6 mois et deux ans et demi. Elle avait tenté de mettre fin à ses jours après commis l'irréparable. Les corps des deux sœurs avaient été découverts par les pompiers lundi matin à 7 heures dans une maison de la rue de l'Epinette à Camphin-en-Carembault (Nord). La maman avait été, elle, retrouvée inanimée avant d'être hospitalisée en urgence. Toutes les trois avaient été découvertes dans le garage, au sous-sol de la maison.

Mort probablement par asphyxie

Mardi, le parquet de Lille a fait savoir que "les autopsies des deux enfants ont permis d'établir que leur corps ne portait aucune trace suspecte; la cause la plus probable est celle d'une asphyxie". Il a ajouté que "l'enquête est toujours menée dans le cadre de la flagrance, il n'y a pas encore eu d'ouverture d'information".

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La maman, qui habite la commune voisine de Phalempin, était venue passer la nuit chez des amis. Selon les maires de Camphin-en-Carembault, Raymond Namyst et de Phalempin, Thierry Lazaro, la mère aurait commis l'irréparable après avoir appris que son bébé était atteint d'une maladie incurable. "Plusieurs témoignages semblent confirmer que, depuis quelques jours, avait été diagnostiquée chez le nourrisson de deux mois une grave maladie avec des perspectives très défavorables, et que cette annonce avait profondément déstabilisé la mère, a affirmé le parquet. C'est dans ce cadre qu'avec ses deux filles, que la mère avait été hébergée le dimanche par des amis, dans la perspective d'un rendez-vous médical."

Les secours sous le choc

Lundi matin, une douzaine de pompiers du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seclin ainsi que trois secouristes de Thumeries sont intervenus dans la maison de la rue de l'Epinette. Plusieurs ont été très choqués par le drame. "Le debriefing de l'intervention a été beaucoup plus difficile que d'habitude. Certains avaient besoin de parler. D'autres ont préféré rester dans le silence. Chacun a réagi à sa façon, et pour ses raisons. Parce qu'ils sont père de famille, parce qu'ils n'ont rien pu faire pour ces petites filles…" relate un pompier à metronews. Un soutien psychologique leur a été proposé. A ce jour, aucun n'y a eu recours.

Par ailleurs, selon La voix du Nord , "les services de l’académie ont apporté un soutien psychologique aux enseignants et personnels de l’école maternelle du centre à Phalempin où était scolarisée l’aînée des jeunes victimes. L’inspectrice d’académie est également venue soutenir le personnel de l’école."

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