VIDEO - Drame de Millas : la conductrice du car scolaire maintient que les barrières du passage à niveau étaient levées

FAITS DIVERS
ACCIDENT - La conductrice du car scolaire impliquée dans l'accident de Millas (Pyrénées-Orientales), qui a coûté la vie à six élèves, a été entendue ce mercredi 21 février par deux juges marseillaises. La mère de famille, âgée de 46 ans, maintient sa version des faits : le passage à niveau, selon elle, ne fonctionnait pas.

Plus de deux mois après la collision meurtrière de Millas, la conductrice du car scolaire impliquée dans l'accident avec un train régional a été entendue par deux juges marseillaises. Mise en examen pour "homicides et blessures involontaires par imprudence", celle-ci a livré sa version des faits depuis le centre de convalescence où elle se trouve toujours. 


Et a maintenu sa version de la "barrière levée", a indiqué son avocat à l'AFP. "Elle explique que les barrières étaient levées et que le feu ne fonctionnait pas", a ainsi déclaré maître Jean Codognès, à l'issue de l'audition. Selon l'avocat, cette audition à propos de la collision qui a fait 6 morts, a duré plusieurs heures, a été "très compliquée" et réalisée "en présence d'un psychiatre". 


Néanmoins, la mise en examen aurait "répondu aux questions des magistrats de manière très complète", a encore souligné l'avocat, constatant que sa cliente s'est "effondrée aux souvenirs des enfants du car". Il ajoute : "C'est une épreuve de se souvenir du drame, des enfants. Les visages des enfants la hantent. Je ne sais pas si humainement on peut se reconstruire après une telle situation."

Des témoignages qui ne concordent pas

Reste qu'au coeur de l'enquête, les différents témoignages ne concordent pas. L'avocat de la conductrice le concède lui-même : nous devrions avoir une "idée plus précise" de ce qui "s'est passé après le rapport d'expertises" précise-t-il ainsi. "Les expertises techniques qui ont été diligentées par les magistrats instructeurs ne sont pas encore rentrées."


Alors même si cette mère de famille de 46 ans affirme depuis le premier jour que les barrières du passage à niveau étaient levées lors de la traversée de la voie par le car scolaire qu'elle conduisait, et que le feu rouge et l'alarme ne fonctionnaient pas, un audit interne de la SNCF indique quant à lui exactement l'inverse, à savoir que le passage à niveau fonctionnait bien, et que "les barrières étaient baissées, le feu rouge et le signal sonore fonctionnaient".


Par ailleurs, la version de la conductrice contredit les premières "constatations matérielles" dont a fait état le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, qui vont "plutôt dans le sens d'une barrière fermée", tout comme les témoignages du conducteur du TER et des chauffeurs des véhicules qui se trouvaient de l'autre côté de la voie ferrée.

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