Dunkerque - L'Etat condamné à verser 1.6 million d'euros à un bailleur public pour avoir planté des peupliers mal placés

Dunkerque - L'Etat condamné à verser 1.6 million d'euros à un bailleur public pour avoir planté des peupliers mal placés

FAITS DIVERS
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INSOLITE - Le tribunal administratif de Lille a condamné l'Etat à verser plus de 1,6 million d'euros à un bailleur public pour des dommages causés à des garages à Dunkerque par...des peupliers plantés dans les années 1970.

L'histoire est pour le moins insolite mais elle coûte cher. Dans un quartier de Dunkerque, entre 1962 et 1965, l'Office public de l'habitat (OPH) du Nord, Partenord Habitat, a construit un habitat collectif avec des logements et plus de 130 garages le long d'un canal. Cinq ans plus tard, une haie d'une centaine de peupliers a été plantée le long de la rive dudit canal, à environ trois mètres des façades, selon un communiqué de presse du tribunal administratif transmis mercredi à l'AFP.


Mais au milieu des années 2000, cet OPH a constaté des fissures et des problèmes de solidité des garages, des dégâts confirmés par une expertise qui en a attribué la cause à la poussée des racines des arbres. Ce mardi, le tribunal administratif de Lille a condamné l'Etat à verser plus de 1,6 million d'euros à un bailleur public pour des dommages causés. 

Une somme qui indemnise les frais engendrés

La justice administrative a estimé que "la distance insuffisante qui sépare les peupliers des garages, et qui provient de ce qu’il n’a pas été tenu compte au moment où ces arbres ont été plantés, de leur développement futur, et notamment, de la croissance prévisible de leurs racines, constitue un défaut de conception".


Comme les berges du canal appartiennent au domaine public, le tribunal a condamné l'Etat à verser 1 671 034,96 euros à Partenord Habitat. "Cette somme indemnise (...) le coût de démolition et de reconstruction de 92 garages et de réparation ou de reconstruction partielle des 40 autres et (...) les pertes de loyers de ces garages pendant leur indisponibilité", note le tribunal dans sa décision. 

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