Emeutes à Moirans : l'enquête s'annonce "extrêmement difficile"

Emeutes à Moirans : l'enquête s'annonce "extrêmement difficile"

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ISERE - L'enquête à Moirans (Isère) s'annonce "extrêmement difficile" et l'identification des "émeutiers" pourrait prendre "des semaines", a indiqué mercredi le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, lors d'une conférence de presse.

L'enquête à Moirans (Isère) s'annonce "extrêmement difficile" et l'identification des "émeutiers" pourrait prendre "des semaines", a déclaré mercredi le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, lors d'une conférence de presse. "Ça peut prendre plusieurs semaines. Ce n'est pas une question de temps, mais de preuve et de justice", a déclaré le magistrat, qui s'exprimait dans cette petite ville, site la veille d'une explosion de violence de la communauté des gens du voyage.

"Toute précipitation et toute pression excessive peut nuire au résultat d'une enquête. Je veillerai à ce que les enquêteurs ne subissent pas de pressions effectives. Ils ne rendront de compte qu'à moi", a-t-il affirmé vigoureusement, alors que la classe politique s'est emparée de l'affaire. "Les interpellations ne sont pas décidées en fonction d'une volonté politique (...). Elles sont décidées par le procureur de la République et ont lieu le moment venu", a insisté Jean-Yves Coquillat.

Cagoulés et gantés

"L'enquête démarre, elle n'est pas facile", car "la plupart des individus étaient cagoulés et portaient souvent des gants", a relevé le procureur. Les faits pourront être qualifiés de "vols en réunion, destruction en réunion et destruction par incendie" et sont passibles de dix ans d'emprisonnement, a-t-il dit. "Il ne s'agit pas de condamner n'importe qui", a-t-il poursuivi, en précisant que le parquet était prêt à consacrer à l'enquête des moyens importants, pour notamment effectuer des analyses ADN.

Pour mener les investigations, le parquet a saisi le groupement de gendarmerie de l'Isère et la section de recherche de Grenoble. Au total selon lui, 35 véhicules ont été incendiés mardi soir (dont 18 appartenaient à des particuliers et étaient en état de marche). 125 trains ont été arrêtés, un gérant de casse a été agressé et il y a pour l'instant 18 plaignants.

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