Empoisonnements de sept patients à Besançon : "Je n’ai rien fait", clame le médecin-anesthésiste suspecté

Empoisonnements de sept patients à Besançon : "Je n’ai rien fait", clame le médecin-anesthésiste suspecté

DOSES MORTELLES - Soupçonné d’avoir empoisonné sept patients dont deux mortellement, un médecin-anesthésiste de Besançon a clamé son innocence ce jeudi dans les colonnes de L’Est Républicain.

Il estime avoir été "traité et accusé injustement". Soupçonné d'avoir sciemment empoisonné sept patients, un médecin anesthésiste de Besançon affirme ce jeudi n'avoir "rien fait" dans un entretien accordé à L'Est républicain : "On m'accuse de crimes odieux que je n'ai pas commis", a fustigé l’homme mis en examen lundi 6 mars pour sept "empoisonnements avec préméditation" et placé sous contrôle judiciaire. 

Il est soupçonné d'avoir volontairement introduit des doses mortelles de potassium et d'anesthésiques dans des poches de soluté de réhydratation lors des opérations de sept patients. Ces derniers avaient fait des arrêts cardiaques et deux d’entre eux n'avaient pas pu être réanimés. Des faits survenus entre 2008 et 2017 à Besançon sur lesquels est revenu le suspect. 

N'importe qui a pu le faire- Le médecin-anesthésiste suspecté

Concernant les faits de la Polyclinique, en 2009, "j'étais absent de l'établissement pour les deux derniers d'entre eux", s'insurge le praticien. Selon lui, les conclusions de l'enquête diligentée en 2012 "notent qu'aucun élément ne permet de dire qu'il s'agit d'un acte de malveillance". Concernant le cas mortel de 2016, le suspect explique : "Là, on a toujours pensé que c’était une erreur, maintenant… Envoyez-moi devant les experts médicaux ! Je n’attends que ça : pouvoir m’expliquer devant des spécialistes sur ce que j’ai fait, sur les décisions que j’ai prises".

Quant aux faits du 11 et 20 janvier dernier, survenus à la Clinique Saint-Vincent, où l'anesthésiste travaillait jusqu'à sa mise en examen, il admet la possibilité d'un "acte de malveillance" mais clame son innocence : "N'importe qui avait accès au bloc, n'importe qui a pu le faire". Et le médecin-anesthésiste d’ajouter : "Je n’ai pas d’aveu à faire, je n’ai rien fait. Je suis traité et accusé injustement. Je souhaite qu’on respecte ma présomption d’innocence."

A noter que les enquêteurs analysent une quarantaine d'autres incidents similaires survenus en bloc opératoire à Besançon, dont une vingtaine mortels, pour vérifier s'ils sont d'origine criminelle.  "Certains pourraient alors être ajoutés au dossier, lui donnant une ampleur plus vertigineuse encore", observe le quotidien régional.

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