EN DIRECT - Attaque au couteau : les deux jeunes femmes proches d'Azimov ont été relâchées

ATTENTAT - Une semaine jours après que Khamzat Azimov a tué un passant et en a blessé quatre autres avec un couteau à Paris avant d'être abattu, deux de ses proches ont été relâchées. Son ami interpellé ce dimanche a en revanche été mis en examen.
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Les deux jeunes femmes proches proches de Khamzat Azimov, interpellées jeudi 17 mai dans le cadre de l'enquête sur l'attaque au couteau samedi dernier dans le 2e arrondissement de Paris, ont été relâchées après deux jours de garde à vue.

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Abdul Hakim A. a été mis en examen du chef d'association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer des crimes d'atteinte aux personnes. Il a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet, indique une source judiciaire à LCI.

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Le terroriste avait des liens d'amitié avec un certain Abdul Hakim A, faisant l'objet d'une fiche S. Tous deux étaient à Paris en janvier 2017 pour le mariage d'Abdul Hakim A avec une jeune femme en partance pour la Syrie. 


Du 12 au 13 mai, Abdul Hakim A a eu une activité internet très soutenue. Dans la nuit, il a adressé un chant djihadiste à sa sœur et un message lui disant "je t'aime". Devant les enquêteurs, il conteste avoir aidé à préparer l'attentat et indique ne pas avoir vu Azimov récemment. Son téléphone portable est introuvable à ce stade.


Il a été déféré devant le parquet pour association de malfaiteurs. Son placement en détention provisoire a été requis. Deux autres jeunes femmes proches d'Abdul Hakim et de Khamzat Azimov ont été interpellées. 

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Les parents du terroriste ont été interpellés le 13 mai et placés en garde à vue. Ils décrivent un "garçon timide" et ont reconnu leur fils sur la vidéo d'allégeance.


Le 15 mai, ils ont été relâchés, en l'absence d'éléments montrant leur implication. 

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Le procureur rappelle que Azimov a été nationalisé en 2010. Il n'a jamais été condamné mais faisait l'objet d'une fiche S depuis juillet 2016, en raison de liens d'amitié avec une personne dans la mouvance islamiste.


Ses parents indiquent qu'il poursuivait des études d'infirmier et vivait avec ses parents.


La perquisition a permis de saisir un disque dur montrant des recherches en lien avec le terrorisme, ainsi qu'une batterie de couteaux de cuisine, dont un était manquant. 

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François Molins revient sur l'intervention des policiers : 


Les trois fonctionnaires se trouvent face à l'assaillant qui crie "je vais vous buter".


L'un d'entre eux fait usage de son arme après que le taser n'a pas fonctionné.

Sur le corps du terroriste, un couteau à la lame cassée est retrouvée.


Le terroriste ne portait aucun objet personnel sur lui, ses empreintes été inconnues. Mais les enquêteurs font le rapprochement avec un certain Khamzat Azimov, entendu comme témoin en avril 2017 dans le cadre d'une autre procédure. 

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Une victime a une ITT de 45 jours, une autre une incapacité provisoire de dix jours.


Une femme présente des contusions à la tête, un homme présente des blessures aux côtes et une autre femme présente une blessure à l'épaule. Deux d'entre eux assurent que l'assaillant a crié "Allah Akbar" dans "un arabe incorrect".

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A 20h43, il blesse à la tête une autre femme

Puis il brise la lame de son couteau et s'en prend à une dernière passante au passage Choiseul.

Il est ensuite neutralisé par les policiers. 

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Nous le savions déjà : la section anti-terroriste du paris est saisie des faits et une enquête en flagrance est ouverte.


Le procureur apporte quelques éléments supplémentaires : 

A 20h33, le terroriste est identifié avenue de l'Opéra, sa main gauche dissimulant un objet

A 20h41, il croise un jeune homme, le dépasse puis se rapproche de lui par derrière pour le frapper à plusieurs reprises. La victime est décédée d'une hémorragie aiguë causée par dix plaies.  

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François Molins exprime ses pensées pour "les proches de la victime décédée ou les victimes blessés à jamais dans leur chair". Il souligne "le sang-froid" des policiers présents qui ont neutralisé le terroriste.

CONFÉRENCE DE PRESSE


Le procureur de la République de Paris François Molins devrait s'exprimer sur l'enquête dans les minutes qui suivent. 

Urgent

SUITE


A l’issue de sa garde à vue, Aboul Hakim A., l'ami de Khamzat Azimov, l'assaillant de samedi soir, a été déféré cet après-midi devant un juge antiterroriste en vue d'une mise en examen, a appris LCI de source judiciaire.

CONFERENCE DE PRESSE


François Molins, le procureur de Paris, s'adressera devant les journalistes pour faire le point sur l'enquête à 18h.  Abdoul Hakim A, l'un des amis de l'assaillant, est toujours en garde à vue cet après-midi. Il a été interpellé dimanche à Strasbourg, 

HOMMAGE

Les trois policiers qui sont intervenus samedi 12 mai pour neutraliser Khamzat Azimov seront reçus, jeudi 17 mai à l'Elysée, a annoncé le Palais. A partir de 19h45, le Président Macron leur témoignera "la reconnaissance du pays pour leur engagement et leur courage au service de leurs concitoyens". Ils seront accompagné par des membres de leur hiérarchie.

HOMMAGE

HOMMAGE


Une cérémonie d'hommage au jeune homme décédé dans l'attaque au couteau a eu lieu ce mercredi matin dans le quartier de l'Opéra Garnier.


"Paris a été frappé une nouvelle fois", a déploré la maire PS Anne Hidalgo. "Un jeune homme est mort, un Parisien, Ronan Gosnet, qui aimait cette ville, qui y travaillait". 


La maire était accompagnée du maire écologiste du 2e arrondissement Jacques Boutault, de la maire LR du 5e Florence Berthout, de la présidente LR du conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse et du député LREM de Paris Sylvain Maillard. Les élus se sont ensuite rendus sur le lieu de l'attaque, qui a fait quatre blessés et dont l'auteur a été tué par la police, pour déposer une gerbe et observer une minute de silence.


"Cette ville est debout, elle est rassemblée", a-t-elle dit. "Chaque fois qu'on a essayé de nous diviser ou d'entraîner des affrontements entre des Parisiens à travers ces attaques, les terroristes n'ont pas eu gain de cause, ils ne gagneront pas cette bataille-là". La maire a souligné l'attitude "héroïque" des policiers mais aussi des commerçants et des habitants qui ont "eu exactement les bons réflexes pour mettre à l'abri leur personnel, (et) les clients qui étaient dans les différents restaurants".


"Chacun a trouvé dans un grand calme quelque chose d'extrêmement fort, a trouvé en lui les ressources pour faire ce qu'il devait faire. Cela m'a vraiment impressionnée", a-t-elle déclaré

Urgent

JUSTICE


Les gardes à vue du père et de la mère de Khamzat A. ont été levées ce soir en l'absence d'élément les incriminant à ce stade. La garde à vue d'Abdul Hakim A, a pour sa part été prolongée par le juge des libertés de la détention.

HOMMAGE

GARDE À VUE


En milieu de matinée ce mardi, les parents de l’assaillant et Abdoul Akim A., tous interpellés dimanche après-midi, étaient toujours en garde à vue.

Urgent

GARDE À VUE


Les gardes à vue des parents de l’assaillant ont été prolongées ce soir par le juge des libertés et de la détention. Celle d'Abdoul Akim A., l'ami de l'assaillant, a été prolongée dans la journée par le parquet.

TCHÉTCHÉNIE


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a condamné lundi la posture "insupportable" du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov qui a imputé à la France la "responsabilité" de l'attaque commise à Paris par un Français originaire de Tchétchénie.


"Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'un dictateur qui ne respecte pas le début du commencement de l'Etat de droit dans son propre pays et qui par ailleurs sait très bien qu'il y a des milliers de Tchétchènes qui combattent du côté des rangs de Daech", a déclaré le chef de la diplomatie française 

STRASBOURG


Une cellule d'écoute et de soutien a été mise en place au lycée Marie-Curie de Strasbourg où étaient scolarisés Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau de samedi à Paris, et son ami, interpellé dimanche dans la capitale alsacienne, a annoncé l'académie de Strasbourg.

LAURENT WAUQUIEZ

VIDÉO


L'assaillant de samedi soir était d'origine tchétchène. Ce n'est pas la première fois que des Tchétchènes ou des personnes issues de Tchéchénie commettent des attentats. Existe-il une "filière tchétchène" ?

Urgent

SUSPECT


Selon une source proche de l'enquête, l'ami de Khamzat Azimov interpellé à Strasbourg a été transféré ce lundi au siège de la DGSI à Levallois-Perret. Les enquêteurs cherchent à établir si l'auteur de l'attaque au couteau a bénéficié de complicités. 

TERRORISTE


En garde à vue, les parents de Khamzat Azimov décrivent leur fils comme étant un musulman peu pratiquant. Ils disent tomber des nues. D’après eux, samedi dernier, il aurait quitté le domicile familial vers 16h, ne prenant sur lui que son téléphone portable (qui reste toujours introuvable ce lundi matin).

SUSPECT


Abdoul Hakim Anaïev, toujours en garde à vue ce lundi matin, s'est dit musulman pratiquant, mais modéré, face aux enquêteurs. Il dit aussi ne pas cautionner les attentats. Il explique qu’il était ami avec Khamzat Azimov mais jure ne plus avoir eu de contacts avec lui depuis des semaines. Anaïev avait 7 téléphones portables chez lui lors de son arrestation. Il affirme avoir perdu son téléphone principal, celui dont il se servait le plus...

Info tf1/lci

URGENT


Selon nos informations, le 3e gardé à vue, interpellé à Strasbourg dimanche, s’appelle Abdoul Hakim Anaïev. Lui aussi d'origine tchétchène, il est connu des services de renseignement français comme étant l’ancien époux religieux d’Inès Hamza, une militante radicalisée pro-djihad (elle a essayé de se rendre en Syrie en janvier 2017). Le couple avait réfléchi à partir vivre ensemble en Syrie ou en Irak, sans y parvenir. C’est parce qu’il était en lien avec ce couple que Khamzat Azimov avait été entendu par la Brigade criminelle de Paris le 6 avril 2017, librement, sans être mis en cause (la police n’avait du coup samedi soir ni son ADN ni ses empreintes digitales), sans poursuites judiciaires derrière. Azimov n’était pas dans le collimateur de la DGSI, contrairement à Anaïev, considéré comme un objectif intéressant.

INVITÉ POLITIQUE


Alors que Khamzat Azimov était fiché S, certains à droite réclament l'internement préventif des personnes présentes dans ce fichier. Le secrétaire d'Etat au numérique explique sur LCI pourquoi cette mesure serait contre-productive. 

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LE POINT CE LUNDI À 7 HEURES


Les parents de Khamzat Azimov et l'une de ses connaissances strasbourgeoises sont toujours en garde à vue, indique une source judiciaire à LCI. Rappelons que l'auteur de l'attaque au couteau samedi soir à Paris avait prêté allégeance  à Daech et avait été fiché S pour radicalisation, notamment par rapport à ses relations avec des individus s'étant rendu en Syrie. Les enquêteurs s'efforcent désormais de mettre au jour les éventuelles complicités dont a pu bénéficier le jeune homme d'origine tchétchène.

RÉACTION

Le dirigeant a estimé que son pays, celui où est né le jeune terroriste, n'avait rien à voir avec ses actes.

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ALLÉGEANCE

L'agence Amaq a diffusé la vidéo d'allégeance de Khamzat Azimov à Abu Bakr al Baghdadi, confirmant ainsi sa revendication de l'attentat, la veille au soir.

POLITIQUE


Quelques minutes seulement après l’attaque au couteau survenue samedi soir à Paris, les réactions politiques se sont enchaînées, certains taclant au passage le gouvernement.

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PERQUISITIONS


Au lendemain de l'attaque au couteau survenue à Paris, des perquisitions seraient en cours à Strasbourg, ville où avait vécu l'assaillant durant plusieurs années, selon des journalistes de l'AFP.


Selon l'agence de presse,  les forces de police ont quitté l'immeuble du quartier de L'Esplanade avec un homme menotté, le visage dissimulé par une cagoule. Un deuxième individu a également été emmené par les policiers, sans être menotté.

LE PEN


Jointe par téléphone sur LCI ce dimanche, Marine Le Pen a répondu à Benjamin Griveaux, invité du Grand Jury plus tôt dans la journée, à propos de l'attaque survenue à Paris samedi. Pour elle, "le fait de dire qu’on ne peut rien faire est un mensonge et une preuve d’incompétence."

PROFIL


Au lendemain de l'attaque survenue à Paris, le profil de l'assaillant se précise.

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PARIS


Au lendemain de l'attaque terroriste survenue dans le 2e arrondissement de Paris, qui a fait un mort et quatre blessés, sans compter l'assaillant, un numéro d'aide national a été mis en place par le ministère de la Justice ce dimanche, géré par la Fédération France Victimes : 01 41 83 42 08.


Ce numéro de téléphone, permettant aux victimes de bénéficier d'un soutien psychologique ou encore d'un accompagnement social, est accessible "de 9h à 21h, 7 jours sur 7" indique le communiqué.

RÉACTION POLITIQUE 


Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé ce dimanche après l'attaque survenue hier à Paris.

ENQUÊTE 


Une source judiciaire indique à LCI qu'une troisième personne a été placée en garde à vue, dans cette affaire, après les parents d'Azimov. L'homme est un ami de l'assaillant. 

REACTION 


Le dirigeant Tchétchène, Ramzan Kadyrov s'est exprimé après l'attaque survenue hier soir et dont l'auteur est né dans le pays. Pour lui, "toute la responsabilité pour le fait qu'Hassan Azimov a décidé d'emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises", a déclaré M. Kadyrov sur la messagerie Telegram, indique l'AFP. 


"Il n'a fait que naître en Tchétchénie, mais il a grandi et a formé sa personnalité, ses opinons et ses convictions au sein de la société française", a poursuivi M. Kadyrov. "Je suis sûr que s'il avait passé son enfance et son adolescence en Tchétchénie, le sort d'Hassan aurait été différent", a-t-il ajouté.

LES FAITS 


Voici une reconstitution de ce qu'il s'est passé, ce samedi soir à Paris

IDENTIFICATION


D'après l'AFP, le jeune homme, Khamzat Azimov, a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d'Elsau où vit une importante communauté tchétchène, selon une source proche du dossier. Khamzat Azimov était titulaire d'un bac ES, obtenu à Strasbourg, en 2016.

ATTAQUES AU COUTEAU 


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Info tf1/lci

IDENTITÉ DE L'ATTAQUANT


L'auteur des coups de couteau, dans le quartier de l'Opéra, ce samedi soir, se prénomme Khamzat Azimov, il est âgé de 21 ans. Né en Tchétchénie, le 1er novembre 1997, il a obtenu la nationalité française en 2010 et a été fiché S, en 2016, par la DGSI. 


Les services de l'anti terrorisme l'ont entendu, en avril dernier pour des liens supposés avec un homme dont la femme est allée en Syrie. Il avait été relâché. 

Il n'a aucun antécédent judiciaire. 

LE GRAND JURY RTL, LE FIGARO, LCI


Les précisions de Benjamin Griveaux sur le parcours de l'auteur de l'attaque. 

LE GRAND JURY RTL, LE FIGARO, LCI


Des précisions sur l'organisation au sommet de l'Etat, durant les heures qui ont suivi l'attaque. 

EXPLICATIONS 


Notre focus sur les liens entre l’État islamique et la Tchétchénie.

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Un homme a attaqué plusieurs passants au hasard dans le centre de Paris samedi soir dans le IIe arrondissement entre l'Opéra et la place de la Bourse. Il a tué une personne et en a blessé quatre autres. L'attaque a été revendiquée rapidement par Daech. 

Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace  terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à  Trèbes (Aude), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats  sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau,  notamment à Marseille en octobre 2017.    

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Attaque au couteau à Paris

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